16.03.2009 -

L’éducation dans les situations d’urgence au cœur d’un débat de l’Assemblée générale des Nations Unies

Le rôle capital de l’éducation dans les situations d’urgence et de post-crise fera l’objet d’un débat de l’Assemblée générale des Nations Unies le 18 mars prochain au siège de l’Organisation à New York.

Ce débat d’une journée réunira des experts des Nations Unies, des représentants des États membres, de la société civile, des enseignants et des apprenants afin d’encourager l’adoption de mesures concrètes visant à garantir et défendre l’éducation dans les situations de crise et d’urgence.

Miguel d’Escoto Brockmann, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, ouvrira le débat avant les interventions de Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’organisation et de Sheikha Mozah Bint Nasser Al Missned, Envoyée spéciale de l'UNESCO pour l'éducation de base et l'enseignement supérieur. Nicholas Burnett, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour l'éducation, prendra part à l’un des panels de discussion.

Les différents panels évoqueront la pressante nécessité de respecter le droit à l’éducation en situation d’urgence, d’améliorer la mise en place de l’enseignement, de protéger les établissements scolaires, les élèves et les enseignants, et d’impliquer davantage toutes les acteurs concernés.

Parmi les intervenants figurent le Président du Burundi, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'éducation, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, la Directrice générale adjointe de l’UNICEF, la Directrice pour l’Afghanistan de Save the Children pour l’Afghanistan et Brendan O’Malley, auteur de l’étude de l’UNESCO « L’éducation prise pour cible ».

Comme le proclame la Déclaration universelle des droits de l'homme, l’éducation est un droit applicable à tous et partout, même en période de guerre ou de catastrophe naturelle. Or, l’éducation figure souvent parmi les premières victimes des situations d’urgence. En période de conflit, beaucoup d’écoles sont fermées tandis que des élèves, des enseignants et des établissements scolaires sont pris pour cible.

En cas de catastrophe naturelle, la scolarité est souvent interrompue et les écoles transformées en refuges pour les sinistrés. Les établissements doivent au contraire poursuivre leur mission partout où la situation le permet et, lorsque ce n’est pas possible, d’autres moyens doivent être mis en place pour que les enfants reçoivent une éducation. Près de 75 millions d’enfants dans le monde ne sont pas scolarisés. Plus de la moitié d’entre eux vivent dans des zones touchées par des conflits.

Faire en sorte que les enfants retrouvent le chemin de l’école, pendant ou après une crise, leur assure une protection qui a fait ses preuves : l’école est un lieu d’apprentissage sûr qui permet aussi de repérer les plus gravement touchés, en particulier les plus jeunes, et de leur venir en aide.

Les enfants privés de lieux d’apprentissage sûrs sont plus vulnérables aux risques d’enlèvement et de recrutement par des groupes armés. Ils sont également plus exposés au trafic d’enfants, à l’exploitation sexuelle et plus susceptibles d’être forcés à travailler.

L’éducation aide aussi les enfants touchés, leurs familles et leurs communautés à retrouver un semblant de vie normale et une certaine stabilité.

Ce débat thématique portera sur le devoir collectif qui consiste à garantir le droit à l’éducation pour tous, en particulier dans les environnements les plus difficiles.

Les discussions aborderont en particulier les moyens à mettre en œuvre pour placer la réintégration scolaire au cœur de la planification des opérations humanitaires et garantir que les services d’éducation interviennent dès la phase d’aide humanitaire d’urgence.

Des propositions et des recommandations seront formulées sur les actions de sensibilisation et de financement à mener en faveur de l’éducation dans les situations d’urgence.

Ce débat thématique sur l’éducation dans les situations d’urgence se tiendra au Conseil de tutelle des Nations Unies. Seuls les journalistes accrédités seront autorisés à y assister.




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