Ressources audio-visuelles pour la communication et l'éducation

Les langues, ça compte !

Cette vidéo, disponible dans les 6 langues officielles de l’ONU (Anglais|Espagnol|Russe|Arabe|Chinois), a été réalisée par le Bureau de l’UNESCO à New York afin d’attirer l’attention sur les langues en danger, l’importance des langues pour la culture, l’éducation et la communication, ainsi que sur la valeur de la diversité linguistique pour l’humanité. Cette vidéo a été conçue à l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle de 2011.

Partenariat entre l'UNESCO, Discovery Communications Inc. et le programme de travail des Nations-Unies

Discovery Communications, UNWorks, UNESCO

Discovery Communications, UNWorks, UNESCO

L'objectif de ce projet est pluriel : sensibiliser à la question des langues en danger et en voie de disparition et sensibiliser à la protection de notre diversité linguistique. De 2002 à 2004, l'UNESCO, en partenariat avec Discovery Communications Inc. et le programme "UN travaille", a produit une série de programmes courts sur des langues en danger dans le monde. Les dix-huit programmes courts (vignettes) ont d'abord été diffusés sur la chaîne Discovery le 21 février 2003 lors de la Journée internationale de la langue maternelle. Les vidéos ont été faites en Argentine, en Australie, au Canada, en Croatie, au Gabon, au Guatemala, en Inde, au Japon, en Lituanie, en Malaisie, au Mexique, au Panama, en Ecosse, en Afrique du Sud et en Suède. 

Langue : aïnou - Pays : Japon

Les Aïnous, qui habitaient à l'origine dans les quatre principales îles du Japon actuel, vivent désormais principalement dans les îles Kouriles et sur l'île de Hokkaido au Japon (autrefois ils vivaient aussi dans le sud de l'île de Sakhaline en Russie). La langue aïnoue ne s'apparente à aucune autre langue, bien qu'un certain nombre de théories aient été formulées sur ses origines par des universitaires. Le dernier locuteur du dialecte de Sakhaline est mort en 1994. Dans les années 1980, les Aïnous ont connu un renouveau ethnique comparable à celui des Indiens d'Amérique du Nord, des Aborigènes australiens et des peuples de l'Arctique. En 1997, le gouvernement japonais a reconnu officiellement les Aïnous comme peuple autochtone minoritaire japonais. 


Références:

Langue : baka - Pays : Gabon

Les Baka du Gabon sont un peuple de forêt qui habitent dans la partie nord du Cameroun. Ils font partie d'un grand groupe de Baka vivant au sud-est du Cameroun et au nord-est du Congo-Brazaville. Ils ont émigré au Congo dans l'histoire récente. A l’instar d'autres groupes de Pygmés africains (Efe, Sua, Aka, Babenzele, etc.), les Baka sont de traditions nomades, mais ils  subissent peu à peu un processus de sédentarisation sous l'influence de plusieurs facteurs tel que la déforestation massive qui les prive des ressources naturelles et symboliques indispensables pour leur survie biologique et culturelle. La langue des Baka est basée sur l'ubangian contrairement aux langues des autres peuples forestiers du Gabon qui sont basées sur le bantou.

Références : 

  • Paulin, Pascale, 2007. "The Baka of Gabon: the Study of an Endangered Language and Culture", in Proceedings of FEL XI, Working Together for Endangered Languages: Research Challenges and Social Impacts. Kuala Lumpur, Malaysia, 26-28 October 2007, David, M., Ostler, N. & Dealwis , C. (eds), University of Malaya, pp. 163-171(to see the full document, click here).

Langue : bunuba - Pays : Australie

Il reste moins d'une centaine de locuteurs, la plupart âgés, du bunuba. Ils vivent à Junjuwa, une communauté aborigène de Fitzroy Crossing. Les personnes âgées de la communauté sont inquiètes de voir que les plus jeunes générations ne parlent pas la langue. Jadis, des histoires étaient contées aux enfants autour du feu de camp par les parents et les grands-parents. Cette tradition a permis au peuple bunuba de transmettre son histoire. Ce n'est que depuis peu que la langue bunuba a été orthographiée et que la première publication importante d'histoires bunuba a été faite.  

Références :

Langue : cucapa - Pays : Mexique

Le cucapa est une langue en danger parlée par environ 500 personnes au Mexique et aux Etats-Unis. Les Indiens du fleuve Colorado ont été mentionnés pour la première fois en 1540 par l'explorateur espagnol Fernando Atarcon. Pendant au moins 400 ans, les Cucapas ont vécu en groupes familiaux dans la région du delta du Colorado et du fleuve Hardy ainsi que sur le versant des montagnes Cucapas. Ils étaient chasseurs-cueilleurs, pêcheurs et agriculteurs (maïs). En 1605, environ 22.000 autochtones peuplaient la région du fleuve Colorado; en 1827, un voyageur a indiqué que près de 5000 Indiens vivaient dans cette région et en 1990 ils n'étaient plus que 1000. Aujourd'hui, la population cucapa vit en Basse-Californie, à Le Mayor, à San Poza de Arvizú (au sud de Río San Luis au Colorado) et en Arizona.  

Références:

Langue : haida - Pays : Canada

Les Haidas sont des Indiens d'Amérique du Nord qui vivent sur les îles de la reine Charlotte en Colombie Britannique et sur une partie du l'île du Prince de Wales dans le sud-est de l'Alaska, île que des groupes Haidas ont envahi sûrement dès le début du XVIIIe siècle. La communauté haida traditionnelle était organisée en de nombreux villages matriclans composés d'un ou de plusieurs groupes de maisons. Les matriclans, dirigés par des chefs héréditaires, étaient des propriétaires de terres et des unités de cérémonie divisés entre les sous-groupes des aigles et des corbeaux (des moitiés). Pêcheurs et marins aguerris, les Haida dépendaient fortement du flétan, de la morue noire, des mammifères marins, des mollusques ainsi que d'autres espèces en plus des saumons d'eau douce. Le cèdre rouge, très présent dans cette région, servait à construire d'énormes canoës pirogues, des maisons en planche qui abritaient plusieurs familles, de nombreux TOTEMS magnifiquement sculptés qui étaient soit des poteaux porteurs ou des monuments commémoratifs ainsi que des boîtes sculptées et des plats.  Les chefs organisaient des potlatchs pour les invités des moitiés opposées,  en exposant des danses et des crêtes héréditaires. Les chamans portaient des masques qui symbolisaient leur pouvoir spirituel de guérison. Les conflits armés avec les tribus ennemies étaient fréquents pour se venger,  pour un butin ou des esclaves. Au début du XIXe siècle, la population haida s’élevait à environ 8.000 personnes sur les îles de la reine Charlotte et à 1.800 en Alaska. Dans les années 1890 ils n'étaient plus que 1.500 suite à des maladies apportées par les Européens. Au cours de ce déclin de population épouvantable, les survivants des îles de la reine Charlotte se sont rassemblés en villages multiclans dont deux existent toujours : Masset et Skidegate. En 1985, la population haida  comprenait environ 2.000 personnes. 

 

Références:

Langue : idu mishmi - Pays : Inde

Les Mishmis vivent au nord-est de l'État d'Arunachal Pradesh, dans  la vallée de Dibang et la région de Lohit. Leurs zones d'habitation se situent sur les collines de Mishmi qui s'étendent entre les fleuves Dibang et Lohita. Les collines de Mishmi couvrent  une vaste étendue de cette région de collines après Sadiya dans la vallée d'Assam. Les Mishmis sont divisés en trois groupes suivant leur répartition géographique : Idu Mishmi, Digaru Mishmi et Miju Mishmi. L'agriculture est leur activité principale et leur religion traditionnelle est l'hindou. 

 

Références:

Langue : istro-roumain - Pays : Croatie

Regardez la vidéo !

En Croatie, l'istro-roumain est parlé par environ 300 personnes réparties dans plusieurs villages au nord-est de la péninsule istrienne. La langue istro-roumaine comprend de nombreux mots italien et slave en raison de contacts réguliers avec les locuteurs de ces langues pendant des siècles. La langue n'est pas enseignée à l'école et il n'existe pas de journaux istro-roumains. En Croatie les locuteurs de cette langue ne sont même pas reconnus comme minorité. Tous les locuteurs croates d'istro-roumain parlent aussi le croate.

Références:

Langue : itza - Pays : Guatemala

Environ 30 langues mayas sont parlées de nos jours par des peuples autochtones dans le sud du Mexique, au Guatemala et au Belize. Certaines sont parlées par des centaines de milliers de personnes, d'autres par moins de 5.000 locuteurs. L'itza, une langue maya très en danger, est parlée couramment par près de 150 personnes qui vivent dans le village de San José, sur la côte nord du lac Petén Itzá au Guatemala. En raison de l'interdiction de parler l'itza proclamée par le gouvernement dans les années 1930, deux générations ont grandi en apprenant uniquement l'espagnol. 

Références:

Langue : karaïm - Pays : Lituanie

 

Pendant plus de 600 ans, le karaïm a été parlé comme langue d'une communauté sur le territoire actuel de la Lituanie et de l'Ukraine. En raison des mesures politiques prises par le régime soviétique d'après-guerre, les communautés sont désormais dispersées et leur langue est en danger. Le nombre de Karaïms en Lituanie est d'environ 200, mais seuls un quart d'entre eux, la plupart âgés, parlent cette langue. Les locuteurs du karaïm en Lituanie sont polyglottes, car ils parlent aussi les langues dominantes dans ces régions : le lituanien, le polonais, le russe et l'ukrainien. Le domaine de la langue karaïm se limite à la sphère privée, aux discussions avec la famille et avec quelques amis. Cette langue joue aussi un rôle important dans la pratique religieuse, car les chansons et les prières sont en karaïm et en hébreu.  

Références:

Langue : kadazandusun - Pays : Malaisie

La communauté de langue kadazandusun est la plus importante de Sabah en Malaisie. La langue kadazandusun compte 13 dialectes et plus de 300.000 locuteurs vivant dans les régions de Ranau, Tambunan, Penampang, Papar, Tuaran, Kota Belud et des zones de Kota Kinabalu en-dehors de la ville. D'autres locuteurs vivent dans les régions de Beafort, Kinabatangan, Labuk-Sugut et Keningau et dans des villages de migrants dans les régions de Tenom et Tawau. Ils sont des agriculteurs traditionnels et ils occupent les plaines fertiles de la côte Ouest et de l'intérieur.  

 

Références:

  • Teo, Albert C. K. “SABAH, land of the sacred mountain”, by Albert C.K. Teo , Kota Kinabalu: Sabah Handicraft Centre, 1988

Langue : kayan murik - Pays : Malaisie

Le kayan murik est parlé dans l'État de Sarawak en Malaisie par une petite communauté autochtone de 1.200 à 1.300 locuteurs vivant le long du fleuve Baram. Cultivateurs et sédentaires, les Kayans entretiennent des relations de commerce et d'échanges avec plusieurs groupes situés le long du fleuve Baram. Excellent artisans, ils sont reconnus pour leur talent de constructeurs de bateaux qu'ils sculptent à partir d'un seul bloc de bélian, le plus résistant des bois durs tropicaux.

Références:

Langue : lepcha - Pays : Inde

Le lepcha est parlé à Sikkim et dans la région de Darjeeling dans le Bengale-Occidental en Inde. Le recensement indien de 1991 a comptabilisé 39.342 locuteurs de cette langue. Le lepcha est considérée comme étant une des langues autochtones de la zone dans laquelle elle est parlée. Contrairement à la plupart des langues de l'Himalaya, le peuple lepcha possède sa propre écriture autochtone (la plus grande collection de manuscrits anciens lepcha est conservée à Leiden et comprend plus de 180 livres en lepcha). Le lepcha est la langue d'enseignement dans quelques écoles à Sikkim. Par rapport à d'autres langues tibéto-burmanes, le lepcha est beaucoup plus documenté. Néanmoins, de nombreux aspects importants de la langue et de la culture lepcha n'ont pas encore été décrits.

Références:

Langue : n׀uu (‡khomani) - Pays : Afrique du Sud (copy 1)

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Les locuteurs du ‡khomani font partie du groupe ethnique San d'Afrique du Sud. En 1973, la langue n|uu a officiellement été déclarée éteinte et elle a gardé ce statut pendant plus de vingt ans. Á la fin des années 1990, le premier locuteur survivant du n|uu a été identifié. Depuis, des recherches ont permis de trouver d'autres locuteurs. De nos jours la plupart des ‡Khomanis parlent couramment le khoekhoegowap (nama), parfois aussi l'afrikaans comme langue principale. L'utilisation de ces langues varie selon le contexte : le n|uu est parlé avec d'autres locuteurs du n|uu, le nama avec les amis et les enfants, l'afrikaans avec les adultes et les tiers ainsi qu’à  l'église et parfois avec les enfants. L'instruction se fait en afrikaans. Les San vivent aussi au Botswana et en Namibie. 

Références:

Langue : naso - Pays : Panama

La langue naso (teribe) est parlée dans la partie nord-ouest du Panama, sur les rives du fleuve Teribe, dans le royaume naso. Les locuteurs de cette langue préfèrent le terme naso. Le nom teribe a été celui imposé par les envahisseurs espagnols. Tito Santana, le roi du royaume naso a 2.800 sujets et gouverne la seule monarchie reconnue sur le continent américain. Il est garant de l'intérêt de son peuple contre l'ensemble des influences qui menacent régulièrement la survie culturelle et linguistique des Nasos

Références:

Langue : sâme - Pays : Suède

Les Sâmes sont un peuple autochtone qui a vécu pendant des milliers d'années au nord de la Norvège, de la Suède et de la Finlande ainsi que dans une grande partie de la péninsule de Kola en Russie. La "langue sâme" est une expression trompeuse, car il existe plusieurs langues différentes dont le sâme de Lule, le sâme du Nord, le sâme de Pite, le sâme du Sud et le sâme d'Ume en Suède. La culture sâme traditionnelle est marquée par les activités de chasse et de pêche. De nos jours, seul un faible pourcentage de Sâmes (peut-être 10 %) sont des éleveurs de rênes nomades, mais cet aspect de la vie sâme traditionnelle reste très importante dans leur pratique culturelle. La pêche dans les fjords tient aussi une place centrale pour la plupart des Sâmes et pour la culture sâme. Pendant plus d'un siècle, les Sâmes ont résisté aux tentatives d’acculturations. La création d'un parlement sâme (Sameting) en 1989 a permis d'accroitre la reconnaissance du peuple sâme en terme de langue, de culture et de droit.

Références :

Langue : gaélique écossais - Pays : Royaume-uni et Irlande du Nord

Cette langue, introduite en Écosse vers l'Anno Domini 500 (remplaçant une précédente langue celte du groupe brittonique), s'est développée en un dialecte distinct du gaélique au XIIIe siècle. Le gaélique littéraire était utilisé en Irlande et en Écosse jusqu'au XVe siècle, date à partir de laquelle l'écossais s'est trop éloigné de l’irlandais pour permettre une compréhension mutuelle. Le gaélique écossais a pu dès lors être considéré comme une langue distincte de l'irlandais. Le gaélique d'église est basé sur le dialecte perthshire d'il y a deux cent ans et est différent des dialectes parlés. Le dialecte du sutherlandshire de l'est diverge tellement des autres dialectes parlés qu'il représente une barrière linguistique. Dans certaines communautés la langue est surtout utilisée à la maison, à l'église et avec les amis. On trouve des livres et des journaux sur différents sujets. De nos jours, le gaélique écossais est parlé dans le Comté nord et central de Ross, sur les îles Hébrides et de Skye, mais aussi en Australie, au Canada et aux États-Unis. L’intérêt renouvelé pour le gaélique écossais dans les années 1990 a été favorisée par la mise en place du Parlement écossais, pour la première fois en 300 ans.  

Références:

Langue : sharda - Pays : Inde

 

Le sharda est l'écriture originelle du kashmir. Il a évolué à partir de la branche occidentale du brahmi il y a près de 1.200 ans, quand la langue du Cachemire devenait kashmiri, avec ses intonations étonnantes, ses fluctuations et ses sons. En conséquence, le sharda a été imprégné de ces particularités vocales et n'était plus compatible avec le sanskrit. Néanmoins, le sharda a encore été utilisé pour écrire le sanskrit au Cachemire. L'écriture sharda était très courante au Cachemire, mais aussi dans le nord-ouest de l'Inde (gilgit, etc.), au Punjab, au Himachal Pradesh et même en Asie centrale. Presque toute la littérature ancienne du Cachemire est écrite dans cette langue.  

Références:

Langue : toba - Pays : Argentine

La langue toba (Chaco Sur, Qom, Toba Qom) est parlée à l'est de la province Formosa et dans la province de Chaco ainsi qu'en Bolivie et au Paraguay. Il existe deux dialectes : le toba du sud-est et celui du nord et il existe des différences entre le toba du Paraguay (toba-maskoy) et le toba-pilagá d'Argentine. La majorité des locuteurs vivent dans les montagnes où ils cultivent de petits terrains de terres. Ces dernières années, dans la province de Chaco, les Tobas ont reçu des titres provisoires ou définitifs de propriété sur leurs terres. Un autre groupe de Tobas vit dans les districts périurbains de Saenz Pena, Resistencia et Formosa. Les Tobas forment des communautés rurales ou urbaines avec leurs chefs traditionnels ou des commissions locales et des associations communautaires dont les membres sont élus par la communauté. Les Tobas dépendent politiquement et économiquement de la société dominante. Malgré cela, au fil du temps, ils ont retrouvé l'envie de se battre pour défendre leurs droits. Ils parlent leur langue, confectionnent de l'artisanat traditionnel, perpétuent leurs danses et leurs chansons et accomplissent des rituels de guérisons très anciens. 

Références:

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