Une méthodologie pour évaluer la vitalité et le danger de disparition des langues

En 2002 et 2003, l’UNESCO a demandé à un groupe international de linguistes de développer un cadre méthodologique permettant de déterminer la vitalité d’une langue, ceci en vue de contribuer à la mise en œuvre de mesures appropriées de sauvegarde. Ce groupe d’experts ad hoc sur les langues en danger a élaboré un document de référence intitulé « Vitalité et disparition des langues » qui propose les neuf critères suivants :

Aucun critère unique n’est suffisant pour évaluer l’état de la langue d’une communauté. Cependant, pris ensemble, ces neuf critères peuvent déterminer la vitalité d’une langue, sa fonction dans la société et le type de mesures nécessaires à son maintien ou sa revitalisation. Pour plus de détails, voir le document de référence (anglais|français|espagnol|arabe|chinois).

 

La vitalité et le danger de disparition des langues

©UNESCO
La vitalité et le danger de disparition des langues

Un exemple d’application de la méthodologie

Le rapport national 2005 de l’enquête des langues indigènes, préparé par l'Institut australien d'études aborigènes et du détroit insulaire de Torres (Australian Institute of Aboriginal and Torres Strait Islander Studies) sur demande du gouvernement australien, fournit une analyse de la situation des langues autochtones australiennes fondées sur les neufs critères de vitalité de langue de l’UNESCO. Parmi ses résultats plus significatifs, le rapport a déterminé que seulement 145 de plus de 250 langues autochtones connues de l’Australie continuent réellement à être parlées. En outre, approximativement 110 d’entre elles ont été classifiées comme étant en danger de disparition. Seulement 18 langues autochtones sont décrites comme “solides” selon un facteur crucial tel que la transmission entre générations.

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