Diversité linguistique dans une sélection de textes normatifs de l’UNESCO

Le premier de ces trois textes, adopté par la Conférence Générale des Etats membres de l'UNESCO en 2001, définit le cadre dans lequel la communauté internationale prend les décisions concernant la diversité linguistique. Son Plan d'action appelle les États membres à prendre les mesures appropriées pour :

- sauvegarder le patrimoine linguistique de l'humanité et soutenir l’expression, la création et la diffusion dans le plus grand nombre possible de langues;

- encourager la diversité linguistique - dans le respect de la langue maternelle - à tous les niveaux de l'éducation, partout où c'est possible, et stimuler l'apprentissage du plurlinguisme dès le plus jeune âge, et 

- promouvoir la diversité linguistique dans l'espace numérique et encourager l'accès universel, à travers les réseaux mondiaux, à toutes les informations qui relèvent du domaine public.

La Convention de 2003 reconnaît le rôle essentiel du langage dans l'expression et la transmission du patrimoine vivant. Tous les domaines du patrimoine culturel immatériel - des connaissances sur l'univers aux rituels, des arts du spectacle aux savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel- dépendent des langues pour leurs pratiques quotidiennes et leur transmission d'une génération à l'autre. Dans le domaine des traditions et expressions orales, la langue n'est pas seulement un vecteur du patrimoine immatériel, elle constitue son essence même.

La Convention de 2005 affirme dans son préambule que la diversité linguistique est un élément fondamental de la diversité culturelle. Lors de l'examen des mesures destinées à protéger et à promouvoir la diversité des expressions culturelles que les pays signataires sont invités à entreprendre, la Convention propose d'adopter les dispositions relatives à la langue utilisée dans le cadre d’activités, biens et services culturels (article 6. B).

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