Renforcement des capacités et sensibilisation à la lutte contre le trafic illicite de biens culturels

©UNESCO

 

Lima, Pérou, 23-25 octobre 2012

Ce séminaire, en mettant l'accent sur la région de l'Amérique centrale et des Andes, est organisé dans le cadre des efforts menés par l'UNESCO pour la lutte contre le trafic illicite des biens culturels au niveau mondial.

 

Afin de réduire le problème endémique de fouilles illégales, le marché noir des objets archéologiques et l'exportation illégale de biens culturels religieux de l'époque précolombienne et de l'époque baroque dans cette région, des réflexions sur la mise en œuvre effective de la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels et de la Convention de 1995 sur les biens culturels volés ou illicitement exportés revêtent une importance particulière. L'amélioration des conditions de sécurité des sites archéologiques, les problèmes d'inventaire, la formation des services de police du patrimoine et des contrôles aux frontières sont au cœur du débat actuel.

Le projet vise à créer et développer des capacités juridiques, éthiques et opérationnelles au niveau national afin de lutter contre le trafic illicite de biens culturels et de faciliter leur restitution par le biais de formations ciblées avec le soutien d'institutions telles qu'INTERPOL, l'OMD (Organisation mondiale des douanes) et UNIDROIT (Institut International pour l'Unification du droit privé). Le séminaire s'adresse aux représentants du gouvernement, aux services de police, aux agents des douanes ainsi qu'aux gestionnaires culturels.

L'atelier vise notamment à :

  • promouvoir la ratification et la mise en œuvre de la Convention de 1970 et de la Convention d'UNIDROIT de 1995 sur les biens culturels volés ou illicitement exportés ;  
  • offrir des formations et un renforcement des capacités sur l'utilisation effective des outils juridiques, éthiques et pratiques pour sauvegarder et préserver le patrimoine culturel ;
  • proposer des actions conjointes aux acteurs du domaine juridique, aux services de police et de douane impliqués dans la protection du patrimoine au niveau régional, en mettant l'accent sur les objets archéologiques, religieux et baroques ;
  • envisager des stratégies pour sensibiliser le grand public sur la nécessité de combattre le trafic illicite des objets culturels.

L'atelier est financé par le Fonds d'urgence de la Directrice générale de l'UNESCO et la Section des Traités pour la protection du patrimoine culturel de l'UNESCO. Cette initiative a pu être organisée grâce à une étroite coopération entre le Bureau de l'UNESCO à Lima, le Siège de l'UNESCO et le Ministère de la culture du Pérou.

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