21.12.2012 - ODG

La Directrice générale met en avant le rôle de l’éducation, de la culture et de la science dans la réduction de la pauvreté et la promotion d’un développement durable, lors de sa rencontre avec le Président de la Banque mondiale.

© UNESCO

Le 20 décembre, la Directrice générale, Irina Bokova, a rencontré le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, pour s’entretenir avec lui de la coopération entre l’UNESCO et la BIRD. Lors de cette réunion, Mme Bokova a évoqué l’expertise unique que possède l’UNESCO dans le domaine de l’éducation, en rappelant que le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, l’a personnellement nommée Secrétaire exécutive du Comité directeur sur « L’éducation d’abord », sa nouvelle initiative mondiale.

Cette initiative vise à susciter un mouvement mondial en vue de hisser l’éducation de qualité, pertinente et transformative au premier rang des priorités sociales, économiques et de développement. Elle a pour objet d’accélérer la réalisation des objectifs de l’Éducation pour tous et du Millénaire pour le développement ainsi que d’éclairer l’agenda des Nations Unies concernant le développement pour l’après-2015. Citant le Rapport mondial de suivi sur l'EPT 2012 de l’UNESCO, la Directrice générale a rappelé que 200 millions de jeunes ne possèdent toujours pas les rudiments du calcul, de la lecture et de l’écriture.

M. Kim a déclaré que la croissance économique durable reposait sur la qualité de nos systèmes éducatifs. Il a exprimé à la Directrice générale son souhait de débattre avec l’UNESCO et d’autres parties prenantes des stratégies d’apprentissage dans l’enseignement supérieur et a déclaré qu’il fallait des approches plus innovantes dans ce domaine. Il a en outre souligné l’importance d’organiser les systèmes d’enseignement supérieur en faveur de la croissance économique. Mme Bokova et M. Kim ont tous deux reconnu le caractère primordial de l’enseignement supérieur et la nécessité d’accroître les investissements dans ce secteur.

La Directrice générale a également discuté du rôle de premier plan joué par la culture et le développement pour la création d’emplois, la promotion de l’inclusion sociale, la paix et la réconciliation.  En 2011, l’UNESCO et la Banque mondiale ont signé un mémorandum d'accord portant sur la mise en place d’activités conjointes dans ce domaine. Mme Bokova a en outre souligné l’importance de promouvoir la culture comme moteur du développement dans l’agenda des Nations Unies concernant le développement pour l’après-2015, en rappelant qu’au Brésil, par exemple, les industries culturelles représentent 8 % du PIB. Pour faire connaître le poids socioéconomique réel de la culture, l’UNESCO organisera à Hangzhou, en mai 2013, une conférence sur la culture et le développement.

La Directrice générale a poursuivi en rappelant l’importance de la science pour le développement durable et la nécessité de renforcer l’interface entre science et politique. Le Secrétaire général de l’ONU a confié à l’UNESCO le soin de constituer, en consultation avec l’ensemble du système des Nations Unies, un conseil consultatif scientifique. Ce dernier aura pour objectif de conseiller le Secrétaire général sur les questions d’ordre scientifique et de lui permettre de fournir des recommandations aux États membres de l’ONU dans ce domaine. 

Il a été convenu que l’UNESCO et la Banque mondiale travailleraient ensemble sur l’initiative « L’éducation d’abord » en vue d’améliorer la qualité de l’éducation et d’élaborer l’agenda des Nations Unies concernant le développement pour l’après-2015.




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