04.11.2019 - Culture Sector

Le Kenya se prépare à ratifier la Convention de l'UNESCO de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique

Site submergé à Malindi, Kenya © U. Guerin

Le Kenya a pour objectif de protéger, de l'exploitation, ses vastes et précieux artefacts du patrimoine culturel qui se trouvent sur les fonds marins de l'océan Indien. La mise en œuvre de la Convention de 2001 appuie l'élaboration de stratégies visant à exploiter son potentiel et à utiliser le patrimoine pour le développement socio-économique national et régional.

Depuis plus d'une décennie, le Kenya a démontré son leadership dans le domaine de l'archéologie et du patrimoine subaquatiques en Afrique de l'Est, avec les Musées nationaux du Kenya et ses archéologues subaquatiques décorés César Bita, lauréat du Prix international Golden Trident d'or 2019 pour l'archéologie subaquatique, en tête de ses réalisations.  Le Kenya se prépare actuellement à ratifier la Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, afin d'exploiter les possibilités et d'explorer son utilisation pour un tourisme culturel et un développement économique durables.

Le patrimoine culturel subaquatique comprend "toutes les traces de l'existence humaine ayant un caractère culturel, historique ou archéologique, qui ont été partiellement ou totalement immergées, périodiquement ou continuellement, pendant au moins 100 ans", telles que les épaves historiques et les villes immergées. Elle est de plus en plus sujette à la chasse au trésor, au pillage, aux dommages industriels et à la destruction. La Convention de 2001 vise à harmoniser sa protection avec celle accordée au patrimoine culturel terrestre. Il est compatible avec le droit de la mer de 1982 (articles 149 et 303 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer) et ne contient aucune réglementation concernant la propriété du patrimoine ou la juridiction nationale en mer.

Le 23 octobre 2019, le Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine a accueilli une réunion des parties prenantes aux Musées nationaux du Kenya, afin de faire connaître la Convention de 2001 et ses avantages, ainsi que de tracer la voie vers la ratification de la Convention par le Kenya.

S'exprimant au cours de la réunion, le Directeur de la culture, Monsieur Kiprop Lagat, a déclaré : " Le Kenya, en tant qu'État partie à l'UNESCO, a déjà commencé à travailler à la ratification de cette Convention et un mémorandum du Cabinet à cet effet a été élaboré.  Nous attendons avec impatience la ratification, car elle ouvrira sans aucun doute des possibilités qui amélioreront la protection du patrimoine culturel subaquatique de notre pays tout en renforçant notre potentiel de tourisme culturel."

Au cours de la réunion, un comité directeur composé des principales parties prenantes a été nommé afin d'assurer le respect du processus de ratification, y compris la participation du public et la consultation du comité parlementaire, conformément à la réglementation consacrée par la loi de 2018 portant modification de la loi sur la conclusion et la ratification des traités. Installées et présidées par le ministère de tutelle, les institutions nommées au sein de ce comité comprennent les Musées nationaux du Kenya, la Commission nationale du Kenya pour l'UNESCO, le Bureau du Procureur général, le Ministère de l'eau, le Ministère des affaires étrangères ainsi que le Bureau régional de l'Afrique de l'Est.

Liens/URLs:

Convention de 2001 sur la Protection du patrimoine culturel subaquatique

Convention des Nations Unies sur le droit de la mer

Loi de 2018 portant modification de la Loi sur l'établissement et la ratification des traités.




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