29.06.2017 - Culture Sector

Le Koweït a ratifié la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de 2001

Vue de la ville et des Tours emblématiques du Koweït, symbole de la modernité © BsnSCB.com

Cette ratification est une étape cruciale pour la protection du patrimoine culturel subaquatique dans le golfe Persique

Le 30 mai 2017, le Koweït a ratifié la Convention de 2001 de l'UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Le Koweït est désormais le quatrième pays du golfe Persique à avoir ratifié la Convention, avec le Bahreïn, l'Iran et l'Arabie saoudite.

Dans les eaux du Golfe Persique et dans l’embouchure des fleuves du Tigre et de l’Euphrate se trouvent les témoignages de l’aube de notre civilisation. On sait que de nombreux sites archéologiques, essentiels pour le commerce et les échanges maritimes dans la région, se trouvent encore sous les eaux. L’île Failaka est particulièrement remarquable, dans la mesure où les recherches archéologiques sous-marines qui y ont été menées les dernières années témoignent d’un réel potentiel archéologique sous-marin du Koweït. En outre, en raison de l’évolution du niveau de la mer, de nombreux sites préhistoriques pourraient encore révéler des informations sur le passé de la région.

La Convention de 2001 de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique constitue la réponse de la communauté internationale à la destruction de sites archéologiques submergés, au pillage, à l’exploitation commerciale, au développement non-durable et à des pratiques contraires à l’éthique. La Convention reflète également la reconnaissance croissante du besoin d’assurer le même niveau de protection au patrimoine culturel subaquatique que celui déjà accordé au patrimoine terrestre. Elle vise aussi à renforcer la protection juridique, la coopération internationale, la sensibilisation et le renforcement des capacités pour l’ensemble du patrimoine culturel subaquatique mondial.

Avec cette nouvelle ratification, désormais 57 États sont parties à la Convention de 2001. En outre, d’autres Etats s’apprêtent à devenir parties, suite à la reconnaissance et à la préoccupation croissante, au sein des membres de l’UNESCO, de sauvegarder les sites archéologiques submergés.

 




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