21.11.2019 - Culture Sector

Une formation sur l'archéologie subaquatique pour les pays africains a lieu sur l'île de Mozambique.

Cours UNESCO en Afrique © UNESCO

01-13 Decembre 2019

L'UNESCO organise, en coopération avec le Ministère de la culture du Mozambique et le Centre local CAIRIM d'archéologie subaquatique, une formation intensive de deux semaines sur l'île du Mozambique. Il permettra aux experts africains de se familiariser avec les principes fondamentaux de la gestion, de la recherche et de la conservation du patrimoine culturel subaquatique. Les leçons comprennent des exercices théoriques et pratiques afin d'accroître les capacités et de stimuler la collaboration. La formation sera basée sur les normes scientifiques établies par la Convention de l'UNESCO de 2001.

Les participants - experts du patrimoine culturel, archéologues, historiens et conservateurs - acquerront les compétences nécessaires à la recherche sur le patrimoine culturel subaquatique en utilisant des techniques d'enregistrement et d'évaluation. Ils se concentreront également sur l'apprentissage de la protection technique et juridique, ainsi que sur l'importance du patrimoine culturel subaquatique pour la société et les générations futures.

L'Afrique a un riche passé culturel maritime, qui constitue une part importante de son identité. Populations autochtones africaines, anciens commerçants indo-romains, marins arabes et découvreurs portugais - de nombreux navires parcourent les côtes de la région, que ce soit pour des raisons de guerre, de commerce ou de traite des esclaves. Aujourd'hui, les eaux de l'Afrique renferment une riche ressource culturelle maritime étroitement liée au patrimoine côtier matériel, aux diverses communautés maritimes et à la culture vivante, comme la construction navale traditionnelle ou les traditions liées à l'eau.

Cette immense richesse patrimoniale constitue un précieux héritage, important pour l'identité culturelle et la fierté locale, ainsi qu'une source d'information scientifique et de revenus touristiques.

Malheureusement, le patrimoine culturel subaquatique de l'Afrique, en particulier, est gravement menacé par les chasseurs de trésors, le développement industriel incontrôlé et le manque de supervision. De nombreux pays d'Afrique connaissent une industrialisation rapide. L'augmentation de la densité de la population crée une pression sans précédent sur leurs ressources culturelles. Le pillage s'est d'ailleurs accru et des dizaines d'épaves, parmi les plus importantes, ont été pillées au cours des dernières années, leurs artefacts étant vendus au marché de l'art ou à l'industrie des puces électroniques.

Au cours des dernières années, les eaux du Mozambique ont été le théâtre d'une chasse au trésor intensive sur les épaves de navires. Ces épaves auraient pu être le point central d'une industrie touristique de la plongée qui aurait permis à la communauté locale et aux collections d'un grand musée de gagner leur vie. Beaucoup d'entre eux, cependant, ont été détruits malgré les protestations vives des scientifiques locaux. Aujourd'hui, les autorités et les communautés locales, avec l'aide de l'UNESCO, cherchent à revenir en arrière et à protéger les épaves, qui sont dans de nombreux cas aussi un témoignage de la traite d’esclaves.




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