Réunion internationale sur la protection des sites du patrimoine culturel subaquatique, 22-23 septembre 2016, Paris

© Dirección General de Bellas Artes, Secretaría de Cultura del Gobiern
Restitution de la cargaison volée de la Nuestra Señora de la Mercedes. Cette restitution fut acclamée à travers le monde comme une victoire clé dans la défense du patrimoine subaquatique, en accord avec la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique qui interdit le pillage et l’exploitation commerciale des sites archéologiques submergés.

Une réunion internationale portant sur la protection des sites du patrimoine culturel subaquatique sera organisée les 22 et 23 septembre 2016, au Siège de l’UNESCO (22 septembre en salle II et le 23 dans la salle IX, bâtiment Fontenoy), en appui à la mise en œuvre de la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique (2001).

Elle se concentrera sur la question de la quantification et de l’identification des dangers menaçant le patrimoine culturel subaquatique et des mesures à prendre pour les prévenir. Des experts internationaux présenteront leurs expériences, puis une table ronde permettra l’échange d’opinions concernant l’efficacité des moyens utilisés. 

La réunion rassemblera les délégations des États parties à la Convention de 2001 et d’autres États, des experts des différentes autorités nationales (Ministères de la culture et des affaires étrangères, marine, douanes, garde-côtes etc.) ainsi que d’Organisations internationales (UNESCO, INTERPOL, Europol etc.). 

Le patrimoine culturel subaquatique est devenu de plus en plus accessible avec le développement des techniques de plongée, qui ont permis aux scientifiques et archéologues, mais également aux chasseurs de trésors et explorateurs, d’atteindre les plus importantes profondeurs. Ainsi, le pillage des sites archéologiques subaquatiques et la destruction de leur environnement progressent rapidement et menacent de priver l’humanité de ce patrimoine. Le pillage et la dispersion du patrimoine archéologique ne se limitent plus aux sites terrestres, la chasse au trésor se déroulant désormais également sous l’eau. Alors que de nombreux États ont renforcé la préservation de leur patrimoine terrestre, la plus grande part de leur patrimoine culturel subaquatique demeure sans protection. Le problème du pillage n’est pas l’unique défi. Des sites sont détruits par la pêche en mer profonde, par l’extraction des minéraux et, malheureusement, la construction de pipelines. 

La Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique vise à permettre aux États parties, par le biais d’un mécanisme juridique international, à mieux protéger leur patrimoine subaquatique. Les ratifications ne suffisent toutefois pas. Ces dernières doivent être accompagnées d’une mise en œuvre de la Convention au niveau national et de la mobilisation de moyens adéquats pour y parvenir. 

L’objectif principal de la réunion internationale est de poursuivre et d’approfondir la mise en œuvre de la Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique et, notamment, de se pencher sur les questions pratiques relatives à la protection des sites, à leur surveillance et aux différentes mesures existantes pour lutter contre le trafic illicite du patrimoine culturel subaquatique. 

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