Listes indicatives

Le nombre de sites subaquatiques inscrits au patrimoine culturel est dérisoire comparé au nombre de sites terrestres inscrits. Cependant la protection de ce patrimoine subaquatique pourrait bien s’améliorer dans les années à venir, notamment grâce à la prise de conscience suscitée par l’adoption de la Convention de 2001. Plusieurs sites immergés figurent sur les listes indicatives des pays membres et pourraient bientôt faire l’objet d’une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 -          Gravures sur roche de Gaddtarmen (Finlande) – soumis en 1990

L’île finlandaise de Gaddtarmen forme un port naturel sur une route maritime très fréquentée. Sur ses falaises, les marins attendant des vents favorables ont réalisé plus de 400 gravures, dont les plus anciennes remontent au XVème siècle. Autour de l’île, trois épaves ont été découvertes et permettent de mieux connaître le rôle de l’île en tant que carrefour culturel et commercial. Les gravures sur pierre, sorte de livre d’or de cette partie de la côte finlandaise, ainsi que le patrimoine culturel subaquatique qui l’entoure fournit un éclairage unique sur cette route maritime.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/215/

 -          Kekova (Turquie) – soumis en 2000

La petite île turque de Kekova a donné son nom à une zone plus large recouvrant 260 km² et comprenant de grandes cités lyciennes comme Simena, Theimussa ou Aperlai. Sur le côté septentrional de l'île se trouvent les vestiges partiellement immergés de l'ancienne cité d'Apollonia, qui a sombré aux deux tiers dans la mer lors d’un tremblement de terre survenu au IIème siècle après J.-C.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/1411/

 -          Les ruines côtières et la bibliothèque d’Alexandrie (Egypte) – soumis en 2003

Il ne reste presque rien de la ville antique d’Alexandrie, témoin de riches échanges entre l’Egypte et le reste de l’espace méditerranéen : le phare, le port, la bibliothèque, les palais des Ptolémées, tous ont disparu. Cependant, de récentes recherches ont mis à jour un immense champ de ruines sous le niveau de la mer, et permettront certainement à terme de mieux connaître ce carrefour culturel et civilisationnel.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/1822/

  -          Red Bay (Canada) – soumis en 2004

Le havre de Red Bay est la plus importante station de baleiniers basques du XVIe siècle connue en Amérique du Nord. Le site, à la fois terrestre et sous-marin, fournit un exemple particulièrement bien conservé de l'exploitation économique des ressources naturelles de l'Amérique du Nord. Parmi les vestiges subaquatiques découverts dans ce havre, figurent les restes d'un certain nombre d'embarcations qui illustrent les techniques de construction navale et les activités de chasse à la baleine nord-ibériques du XVIe siècle.

http://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/1944/

 -          La réserve de la biosphère Banco Chinchorro (Mexique) – soumis en 2004

La réserve de Banco Chinchorro s’étend sur une superficie de près de 1,5 km², dont 0,4% seulement est composé de terres émergées. L’ensemble récifal possède non seulement une faune et une flore opulentes (plus de 778 espèces ont été comptabilisées), mais également un patrimoine culturel subaquatique particulièrement riche : pas moins de 44 épaves ont été repérées dans la zone. Banco Chinchorro est considéré comme un grand cimetière de bateaux dans lequel les éléments culturels et naturels constituent un ensemble indissociable.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/1963/

 -          L’épave du SS President Coolidge (Vanuatu) – soumis en 2004

L’épave du SS President Cooligde est l’une des plus accessible pour les amateurs de plongée sous-marine. Ses vestiges sont particulièrement intéressant, témoignant de la double vie de ce vaisseau, d’abord navire de croisière de luxe puis transporteur de troupes durant la Seconde Guerre mondiale.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/1972/

 -          Site insulaire et baie de Colonia del Sacramento (Uruguay) – soumis en 2005

La baie et les îles de Colonia del Sacramento comportent quelques uns des plus riches aspects de l’histoire maritime d’Amérique du Sud. La zone témoigne de la vie quotidienne telle que les habitants de cette colonie portugaise ont pu la mener à la fois sur terre et sur mer. Les épaves découvertes dans la baie permettent de retracer l’histoire de cette zone qui a pris son essor après le traité de Torcedillas.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/2034/

 -          Les Champs Phlegréens et le bradyséisme (Italie) – soumis en 2006

Situé dans la partie méridionale de la caldeira formée par les Champs Phlégréens, à l’ouest de Naples, le site, qui comprend l’ancienne ville de Baia et l’îlot de Gaiola, témoigne du phénomène de bradyséisme à l’œuvre depuis des millénaires dans la région. En raison de cette baisse lente du niveau du sol d'origine volcanique, la ligne de côte a beaucoup évolué et de nombreux vestiges de l’époque romaine et médiévale se retrouvent aujourd’hui sous le niveau de la mer. Ce patrimoine culturel subaquatique représente en quelque sorte un instrument de mesure du phénomène naturel de bradyséisme.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/2030/

 -          Les inscriptions hydrologiques et le musée subaquatique de Baiheliang (Chine) – soumis en 2008

Le site archéologique de Baiheliang, qui signifie littéralement la crête du crâne blanc, comprend certaines des plus vieilles inscriptions hydrologiques au monde. Situé dans le centre-est de la Chine, le site est submergé depuis peu en raison de la construction du barrage des Trois-Gorges. Le musée subaquatique de Baiheliang permet d’accéder à ces inscriptions qui fournissent de précieuses informations sur les variations du fleuve Yangtzé.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/5341/

http://www.unesco.org/new/fr/culture/themes/underwater-cultural-heritage/about-the-heritage/underwater-museums/the-baiheliang-underwater-museum/

 -          La ville engloutie de Port Royal (Jamaïque) – soumis en 2009

Siège du gouvernement britannique en Jamaïque et le principal port de pêche et de commerce de l'île, Port Royal devint au XVIème siècle un repère de pirates et de contrebandiers. Au faîte de sa gloire, la cité corsaire fut entièrement détruite par un séisme en 1692. A l’inverse de nombreux sites archéologiques, Port Royal n’est pas le fruit de siècles de construction : après seulement 37 ans d’existence, la ville a sombré aux deux tiers dans la mer, et est depuis lors conservée dans le même état que le jour du tremblement de terre.

 http://whc.unesco.org/en/tentativelists/5430/

 -          Paysages culturels de l’activité de la perle (Bahreïn) – soumis en 2008

Le site, composé de zones côtières, d’équipements de pêche et de bâtiments, montrent l’empreinte de l’activité de l’élevage des huitres et de l’industrie de la perle sur le Bahreïn. Les équipements portuaires, les parcs à huitres, les habitations des marchands, les marchés et échoppes destinés à la vente, mettent en lumière le système social, culturel et économique de la perle.

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/5370/