© P. Pétrequin, Centre Recherche Archeologique - Vallée de l’Ain
Original piles in Lac de Chalain, rive occidentale (FR-39-02)with the reconstruction of a Neolithic dwelling in the background

Cet ensemble regroupe 111 sites où se trouvent des vestiges d'établissements préhistoriques palafittiques (sur pilotis) dans et autour des Alpes. Datant d'environ 5 000 à environ 500 avant J.-C., ces vestiges d’habitations lacustres sont situés sur les bords de lacs, de rivières ou de terres marécageuses répartis sur six pays : l’Autriche, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Slovénie et la Suisse. Cet ensemble de sites archéologiques particulièrement riche et très bien conservé donne un aperçu de la vie quotidienne dans l'Europe alpine du Néolithique et de l'Age de bronze.

http://whc.unesco.org/fr/list/1363

Deux autres sites, inscrits avant la signature de la Convention de 2001, comportent des parties immergés pouvant faire partie du patrimoine culturel subaquatique.

-          Ensemble de monuments de Mahabalipuram (Inde) – site inscrit en 1984

Les sites subaquatiques inscrits au patrimoine de l’UNESCO

La prise de conscience de l’importance du patrimoine culturel subaquatique est très récente. Un consensus de la communauté international sur sa protection n’existe que depuis 2001. La Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique grandement contribué à sensibiliser le public à l’importance de la préservation de ce patrimoine encore inaccessible il y a un demi-siècle. Ce texte offre une protection générale pour toutes les traces d’existence humaine présentant un caractère culturel, historique ou archéologique qui sont immergées, partiellement ou totalement, périodiquement ou en permanence, depuis 100 ans au moins. Cette définition désigne à la fois des objets et des sites, mais ne fait pas référence à un degré de signifiance. Il est donc possible d’envisager l’existence de sites archéologiques identifiés comme ayant une « valeur universelle exceptionnelle », critère nécessaire à l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO en vertu de la Convention de 1972. 

La Convention du Patrimoine mondial est une autre conventions de l’UNESCO. Adopté en 1972, le texte réunit de manière originale les notions de protection de la nature et de préservation des biens culturels. La Convention reconnaît l’interaction entre l’être humain et la nature et le besoin fondamental de préserver l’équilibre entre les deux. Le but du programme est de répertorier et de protéger les biens dits culturels ou naturels d’importance pour l’héritage commun de l’humanité. Sous certaines conditions, les biens répertoriés peuvent obtenir des fonds de l’organisation World Heritage Fund. À l’issue de la 35ème session du Comité du patrimoine mondial, qui s’est tenue à Paris du 19 au 29 juin 2011, 936 biens y étaient inscrits répartis dans 153 États parties, sur la base de dix critères (six culturels, quatre naturels).

Depuis le début des années 1980, quarante-trois sites marins ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. En reconnaissance des défis de la conservation dans les zones marines, un programme spécifique a été créé pour protéger ces sites. Le Programme marin du patrimoine mondial de l'UNESCO est cependant limité aux sites naturels.

Les deux Conventions sont compatibles en ce que :

-          Les sites culturels subaquatiques peuvent être proposés à l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO  pour leur valeur culturelle (critère culturel)

-          Certaines parties de sites faisant partie du Patrimoine mondial ou du Patrimoine mondial marin peuvent être constitués de sites archéologiques submergés (comme par exemple l’ensemble de monuments de Mahabalipuram en Inde).

Parmi les sites récemment inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, deux sites peuvent être considérés comme des sites archéologiques subaquatiques.

-           Papahanaumokuakea (Etats-Unis) – site inscrit en 2010 

Papahānaumokuākea est le nom d'un vaste groupe linéaire et isolé de petites îles et d'atolls à faible altitude situé au nord-ouest du principal archipel hawaiien. Le site possède une signification cosmologique pour les natifs hawaiiens, en tant qu'environnement ancestral. Il accueille également des vestiges archéologiques relatifs au peuplement et à l'occupation des sols à l'époque précolombienne. La zone abrite de nombreuses espèces terrestres et marines, en danger ou menacées, dont certaines dépendent uniquement du Papahānaumokuākea pour leur survie.

http://whc.unesco.org/fr/list/1326

 -          Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes (Autriche, France, Allemagne, Italie, Slovénie, Suisse) – site inscrit en 2011

© WikiCommons / UNESCO
Relief of the "Descend of the Ganga in Mahabalipuram (also Mamallapuram), India.

Cet ensemble de sanctuaires construits par les souverains Pallava comprend de nombreux temples et bas-reliefs situés au bord de l’Océan Indien. Le tsunami de 2005 qui a touché la côte a révélé la présence de nombreuses ruines sous le niveau de la mer. Les vestiges de l’ancien port de la ville et un temple ont ainsi été découvert.

http://whc.unesco.org/fr/list/249

-          Ville préhispanique de Chichen-Itza (Mexique) – site inscrit en 1988

La ville sacrée de Chichen-Itza est l’un des plus grands centres maya-toltèques de la péninsule du Yucatan. Plusieurs bâtiments de cette civilisation subsistent, notamment le temple des Guerriers, El Castillo et l’observatoire circulaire d’El Caracol, ainsi que les cenotes (ou chenes), ces cavités naturelles servant de réservoir d’eau. Ces bassins étaient sacrés et servaient de lieux de sacrifices : de nombreux objets d’or et de jade ainsi que des ossements ont été retrouvés au fond de l’eau.

http://whc.unesco.org/fr/list/483/

Ville préhispanique de Chichen-Itza (Mexique)

Cette ville sacrée était l'un des plus grands centres mayas de la péninsule du Yucatan.

Listes indicatives

Sites subaquatiques sur les listes indicatives des pays membres