Etudes préalables

© E. Khalil
A diver recording the extension of the wreck site, Marsa Bagoush site, western Alexandria, Egypt.

En traitant des sites subaquatiques, il importe de ne pas se laisser entraîner à des actions imprudentes ou à des conclusions hâtives. Cela reste vrai pour tout site archéologique jusque-là inconnu, qu'il soit subaquatique ou pas. Il est important de prendre le temps de réfléchir et de vérifier systématiquement quelle intervention sur ce site particulier serait la plus appropriée et la plus réaliste, et donc la plus bénéfique pour la protection du site et son rôle en tant que mémoire de l'humanité. C'est pour cela que les Règles exigent un descriptif de projet pour toute intervention, ainsi qu'une phase d'études préalables pour approfondir ce descriptif. La Règle 10 aborde cette question, traitée de manière plus explicite par les Règles 14 et 15.

Un site doit être évalué pour ce qu’il est (Règle 14) puis comparé à ce que l’on sait déjà par l’histoire, l’archéologie, la géologie et les sciences environnementales grâce aux études théoriques (Règle 15).

Si la Règle 14 se concentre sur les études préalables liées à l’évaluation du terrain, la Règle 15 se concentre sur les études de base connues sous le nom « d'études de bureau ». Les unes et les autres sont intimement liées. Les études de base contribuent à l’évaluation de l’intérêt et du potentiel scientifique. L’évaluation du site per se doit être complétée en plaçant ses caractéristiques et ses promesses dans le contexte de ce que l’on sait déjà, et des vides reconnus dans les connaissances résultant d’études antérieures. Ces deux processus suivent leur propre logique et sont ensuite intégrés dans la conclusion du travail préliminaire. Cela peut résulter en un texte semblable à la synopsis sur la quatrième de couverture d’un livre, combinant caractéristiques, promesses, relations incertaines, problèmes pouvant tourner mal et questions non résolues.

Arguments traités dans ce chapitre

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