Le travail et les succès de l'UNESCO en matière de protection du patrimoine culturel subaquatique

L'UNESCO et la protection du patrimoine culturel subaquatique

© UNESCO/M. Ravassard

Les Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est une agence spécialisée de l’ONU qui comprend 195 États. Elle contribue à préserver le patrimoine culturel tel que le patrimoine culturel subaquatique.

Le travail que fournit l’UNESCO dans la protection du patrimoine culturel est l’une des initiatives de conservation internationale les plus visibles jamais entreprise, mondialement reconnue et respectée. Le travail de l’UNESCO a connu un nombre abondant de succès et de réussites concrètes dans le domaine de la préservation.

L’UNESCO a fait du concept d’héritage un atout qui appartient à l’humanité et est universellement reconnu.

L’UNESCO s’efforce de promouvoir la protection du patrimoine culturel subaquatique depuis les années 1960, lorsque pour la première fois une mission de l’UNESCO a cartographié les restes submergés du phare de Pharos situé au port d’Alexandrie, restes d’une des Sept merveilles du monde ancien. 

Depuis que l’UNESCO a adopté un traité juridique majeur dans le but de protéger les restes submergés à savoir la Convention de 2001, des archéologues sous-marins entraînés du monde entier se sont engagés dans les politiques qui visent à protéger au mieux les sites, et lutter contre la chasse au trésor et le pillage.   

Elle fournit également un forum aux États dans le but d’adopter une approche commune à la protection du patrimoine et s’efforcer de changer la perception qu’a le public du patrimoine culturel submergé, de manière à ce qu’il soit reconnu et apprécié à sa juste valeur: un héritage exceptionnel pour l’humanité.

La Convention de 2001

© E.Khalid
Vestiges du phare d'Alexandrie, Egypte

L’une des principales réussites de l’UNESCO dans son action pour la protection des sites subaquatiques a été l’adoption de la Convention de 2001 de l’UNESCO pour la protection du patrimoine culturel submergé.

La Convention a été élaborée et adoptée par les États membres de l’UNESCO. Elle fixe une norme commune pour la protection du patrimoine submergé afin d’empêcher qu’il ne soit pillé ou détruit. Ces normes sont comparables à celles acquises par d’autres conventions de l’UNESCO ou législations nationales pour le patrimoine culturel terrestre, et déjà spécifiques aux sites archéologiques submergés.  

La Convention permet d’obtenir une protection complète du patrimoine culturel submergé où qu’il se trouve afin d’harmoniser sa protection avec celle appartenant au patrimoine terrestre et de fournir aux archéologues les lignes directives à suivre quant à la manière de traiter ce patrimoine. 

La Convention de 2001 pour la protection du patrimoine culturel subaquatique a déjà été ratifiée par 45 États et d’autres se préparent à l’adhésion.

Pour le futur, on attend de la Convention qu’elle modèle la discipline d’archéologie sous-marine ainsi que la protection du patrimoine submergé dans le monde entier. Elle est l’outil principal de l’UNESCO pour accroître la protection juridique et opérationnelle du patrimoine culturel subaquatique.


Un forum pour les Etats parties

© UNESCO
Conférence régionale sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, Cambodge

À travers la Conférence des États parties à la Convention de 2001 et de son conseil consultatif scientifique et technique, l’UNESCO fournit un forum pour l’adoption d’une approche commune par tous les États pour la protection du patrimoine culturel subaquatique.  

Le Secrétariat de la Convention de 2001 de l’UNESCO:

• Organise la Conférence des États parties à la Convention et son conseil consultatif scientifique et technique,

• Assiste les États parties dans l’exécution des décisions prises,

• Facilite  l’échange d’information sur la Convention et aide les États à devenir États parties et,  

• Organise des réunions régionales et nationales destinées à mieux faire connaître la Convention et le patrimoine culturel subaquatique et permettre l’échange d’expériences. 

Le Conseil consultatif scientifique et technique

© UNESCO. Meeting of the Scientific and Technical Advisory Body of the 2001 Convention, Cartagena, Spain.

Le conseil consultatif scientifique et technique de la Convention de 2001 de l’UNESCO encourage le développement de l’archéologie sous-marine scientifique et de la protection des sites.

Il a élaboré, par exemple, un code d’éthique pour la plongée en sites protégés, qui s’applique désormais à tous les plongeurs dans les États parties ou aux ressortissants des États parties. Il a aussi fait des recommandations concrètes sur la manière d’examiner la législation nationale qui protège le patrimoine culturel subaquatique en recommandant, parmi d’autres, l’adoption de règles nationales claires pour l’autorisation d’interventions, l’instauration d’une coopération obligatoire des différentes institutions, l’adoption des lignes directives pour la mise en place d’un inventaire national etc.

Le soutien de l'UNESCO aux Etats

© UNESCO Réunion régionale au Bahrein

Dans l’optique d’encourager l’adoption de normes éthiques élevées, l’UNESCO a organisé depuis 2001 plus de 30 réunions intergouvernementales dans toutes les régions du monde portant sur la Convention et la protection du patrimoine culturel subaquatique. Elle assiste également les États de manière active dans l’harmonisation de leurs lois.

Ceci a grandement contribué à démontrer l’importance du patrimoine culturel subaquatique et de l’archéologie sous-marine aux gouvernements nationaux.

Publications sur le patrimoine subaquatique

L’UNESCO a publié un manuel complet portant sur l’archéologie sous-marine et un livre de 600 pages sur les cours de formation, disponibles dans plusieurs langues. Celui-ci est disponible au téléchargement sur le site internet. 

En outre, l'UNESCO:

• publie pour améliorer la compréhension de la Convention sur la protection du patrimoine subaquatique et fournir des renseignements dans le domaine de la protection du patrimoine culturel subaquatique afin de mieux le faire connaître,

• appuie des pratiques exemplaires en matière de patrimoine culturel subaquatique en accordant son patronage à des programmes nationaux, régionaux et internationaux, à des projets et à des activités pour la sauvegarde du patrimoine culturel subaquatique et,

• élabore une base de donnée nationale du patrimoine culturel subaquatique destinée à faciliter l'accès et la comparaison des lois nationales qui protègent le patrimoine sous-marin.

 

Le renforcement des capacités en archéologie sous-marine

© UNESCO / L. Gamonal Cours de formation à Cuba

En vue d’obtenir une protection adéquate, la conservation et la recherche du patrimoine subaquatique, il est nécessaire de collaborer avec des experts entraînés qui, en ligne avec un cadre juridique approprié, protègent les sites concernés. 

L’UNESCO s’est engagée dans cette cause à travers divers programmes de capacités qu’ils soient organisés par le siège ou par des bureaux extérieurs en partenariat avec presque toutes les régions du monde.

Entre 2008 et aujourd’hui l’UNESCO a formé plus de 400 spécialistes provenant de plus de 80 pays différents en dispensant des cours de recherche archéologique d’une durée de 2 semaines à 3 mois. 

Dans le but d’encourager la recherche académique et la formation, l’UNESCO a également mis en place un programme de jumelage d’universités pour l’archéologie sous-marine qui rassemble les universités du monde entier qui dispensent des cours d’archéologie sous-marine.

 

Sensibilisation & Prise de conscience

© UNESCO
Exposition au siège de l'UNESCO à Paris

© UNESCO
Exposition au bureau de l'UNESCO à Bangkok

L’UNESCO œuvre à la sensibilisation du publique à la valeur et l’importance du patrimoine culturel subaquatique et la nécessité de le protéger. 

Elle encourage la publication d’informations via les média, elle renseigne le site web en 7 langues différentes, et fournit du matériel d’information qui inclut des films, des spots TV, une série de publication sur le patrimoine culturel subaquatique destinée au grand public et des brochures d’information. Elle a également organisé un nombre considérable d’expositions dans le monde entier.

Une exposition dans l'un des principaux aquariums de Bangkok, accompagnée de démonstrations de plongeurs archéologues a, à titre d'exemple, été visitée par environ 150 000 personnes. Le directeur général a récemment ouvert une exposition au Castillo de la Real Fuerza à la Havane, à Cuba.

Les enfants et le patrimoine subaquatique

L’UNESCO a établi, en coopération avec le producteur de dessins animés  Moonscoop, un programme UNESCO UCH pour enfant sur le patrimoine subaquatique qui comprend une page web, douze épisodes télévisés diffusés sur des chaînes importantes telle que Disney channel ainsi que des publications et des activités pour enfants.

De plus, l’UNESCO travaille sur une application digitale pour des tablettes et smartphones, qui reproduira des sites archéologiques subaquatiques et apprendra leur histoire aux enfants.

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