05.06.2018 - UNESCO Office in Dakar

Les pays africains peuvent apprendre beaucoup les uns des autres et devraient continuer à améliorer leur apprentissage

©UNESCO/M. Piccio

Le 25 avril, le Réseau d'enseignants et d'éducateurs pour la transformation (TALENT) a organisé un table-ronde, lors de la PACE 2018, afin de discuter avec différents intervenants régionaux des progrès réalisés sur le continent en matière d’éducation et de convenir des actions urgentes et critiques à venir.

La conférence panafricaine de haut niveau sur l’éducation (PACE 2018) a été convoquée par l'Union africaine, le gouvernement du Kenya et l'UNESCO à Nairobi du 25 au 27 avril 2018. Elle avait pour objectif de faire le point sur les progrès réalisés en matière d’éducation sur le continent et d'identifier les défis et les opportunités, en ce qui concerne l'alignement des systèmes éducatifs nationaux, sur les Objectifs du Développement Durable (ODD) et la Stratégie Continentale de l’Éducation en Afrique (CESA 16-25), en vue d'assurer une éducation transformatrice pour l'Afrique d'une manière significative et pertinente.

Conformément aux priorités des deux accords internationaux, les questions relatives à l'enseignement et à l'apprentissage ont été au centre du débat visant à garantir un engagement de haut niveau pour faire face à la crise de l'apprentissage affectant le continent entier. Le Bureau de l'UNESCO à Dakar, en tant qu’institution en charge de la coordination du TALENT, a organisé la table ronde intitulé « Accélérer les réformes pour faire face à la crise de l'apprentissage : quelles sont les interventions les plus urgentes et les plus efficaces pour améliorer l'enseignement et les apprentissages ? ».

La session a vu la participation d'environ 110 parties prenantes de l'éducation qui ont été informées, par le biais d’un document de plaidoyer et par les présentations de six panélistes, des interventions prioritaires nécessaires pour faire face à la crise de l'apprentissage en Afrique. Le panel était animé par Mme. Assibi Napoe, coordinatrice régionale en chef de l’Internationale de l’Éducation pour l’Afrique et incluait des participants de la Banque Mondiale, de la CONFEMEN (PASEC), du Partenariat Mondial pour l’Éducation (GPE), de l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), de l'Union africaine (UA) et de la Fédération africaine des instances de régulation de l'enseignement (AFTRA).

Suite à l’évènement, qui a favorisé le dialogue autour de certaines des questions les plus importantes affectant l'apprentissage sur l'ensemble du continent africain, les ministres de l'Education présents se sont engagés à :

  • assurer des approches intégrées de politiques, de programmation et de financement pour les programmes de développement, de protection et de l’éducation de la petite enfance, en plaçant l’accent sur le développement holistique, y compris l’alphabétisation et la numératie, avec une attention particulière pour les enfants marginalisés et vulnérables, en s’engageant à assurer de manière progressive l’enseignement pré‐primaire gratuit et obligatoire d’au moins d’une année et avec la participation active des familles et des communautés et des collectivités territoriales décentralisées ;
  • promouvoir l'enseignement et l'apprentissage dans la langue maternelle, en particulier dans les premières années d'éducation ; et élaborer des politiques pour sauvegarder et rehausser le statut, l’estime et la valeur des langues indigènes africaines ;
  • assurer le recrutement, le déploiement, la motivation et le soutien professionnel adéquats des enseignants, et renforcer la formation des enseignants et les programmes de développement professionnel à tous les niveaux, y compris l'éducation de la petite enfance et l'éducation non formelle ; reconnaître les enseignants en tant que professionnels à part entière et convenir de cadres communs de qualification, et renforcer la concertation et le partenariat avec les organisations d’enseignants ;
  • enfin à développer et renforcer les systèmes régionaux et nationaux d'évaluation de l'apprentissage assurant leur utilisation efficace pour influencer les politiques, les pratiques et les résultats d'enseignement et d'apprentissage ; partager les bonnes pratiques entre les régions ; et accroître les investissements pour les évaluations régionales.

Ces quatre points ont finalement été inclus dans la déclaration ministérielle de clôture de la PACE 2018, document fondamental pour le suivi de la mise en œuvre des accords mondiaux et régionaux.

TALENT est le groupe « Enseignement et Apprentissage : Réseau d’éducateurs pour la transformation », une équipe de travail du Groupe Régional de Coordination sur l’ODD4-Education 2030 en Afrique de l’Ouest et du Centre (GRC4-AOC). Le Bureau de l'UNESCO à Dakar en assure le Secrétariat.

Pour plus d'informations, veuillez consulter le site DU GRC4-AOC : http://www.education2030-africa.org/index.php/fr/groupe-regional-de-coordination/equipes-de-travail/enseignement-et-apprentissage-talent

Contact : Mme Valérie-Djioze-Gallet, spécialiste du programme d'éducation.




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