09.12.2013 - UNESCO Office in Dakar

Atelier ‘Big Push’ d’accélération des progrès en éducation et protection de la petite enfance en Afrique

@UNESCO

Parmi les 19 pays africains impliqués dans l’initiative “Big Push” d’accélération des progrès vers l’EPT, 4 ont choisi de se focaliser sur l’éducation et la protection de la petite enfance (EPPE).

Il s’agit de l’Angola, de São Tomé & Principe, du Swaziland et de la Zambie.

D’autres pays (Burkina Faso, Niger, Sénégal, Ouganda et Zambie) ont exprimé leur intérêt pour ce domaine hautement important pour préparer les tout-petits à l’école et l’apprentissage. Afin de soutenir ces pays, un atelier de formation se tiendra du 9 au 13 décembre à Ouagadougou, Burkina Faso.

"Nous souhaitons familiariser les pays participant aux modules existant sur l’éducation et la protection autochtone de la petite enfance et développer une feuille de route pour aller de l’avant » déclare Zulmira Rodrigues, Coordonnatrice régionale pour l’éducation au Bureau régional de l’UNESCO à Dakar.

Les efforts actuels négligent le contexte culturel

Sept modules de formation basés sur les résultats de recherche ont été produits par l’Institut International de l’UNESCO pour le Renforcement des Capacités en Afrique (IIRCA) avec l’appui de partenaires. Les modules constituent le modèle EPAPE qui fournit des outils, des compétences et des ressources aux personnes intervenant sur les enfants vulnérables et leurs familles.

"Aujourd’hui, nous savons avec certitude que le type de programmes d’EPPE en cours dans plusieurs pays africains négligent les valeurs et pratiques culturelles des sociétés » indique Rodrigues.

Les modules EPAPE doivent également contribuer à développer les capacités des parents et autres membres de la famille élargie et du ménage ainsi que leurs voisins et toutes leurs relations capables de lire et écrire en langue locale.

L’apprentissage devient ainsi une affaire du ménage, de la communauté ou de l’institution.

"Le but est de développer des modalités plus socio-culturelles en faveur de l’éducation et la protection de la petite enfance” poursuit Rodrigues.

Des progrès timides en Afrique

L’éducation et la protection de la petite enfance connaît des difficultés en Afrique. De façon globale, seulement un peu plus de 1 sur 4 enfants africains âgés de 0 à 8 ans ont la chance de participer à des activités préscolaires. On note toutefois d’énormes disparités entre pays et régions. Selon des données de 2010, la situation se présente comme suit :

  • En Afrique australe (CDAA), l’accès à l’éducation et la protection de la petite enfance est de 45% en moyenne.
  • En Afrique de l’Est (CAE), seuls le Kenya et la Tanzanie arrivent à 30% tandis que la moyenne est de 27%.
  • En Afrique centrale (CEAC), même si l’accès au préscolaire a doublé, la moyenne reste de 26%.
  • En Afrique de l’Ouest (CEDEAO, à l’exception du Cap-Vert et du Ghana), les progrès ont été plus timides et le taux (19%) est bien en dessous de la moyenne de 28% pour l’Afrique sub-saharienne.

Cet atelier de formation est le résultat des efforts conjoints de l’IIRCA, de l’UNESCO-Dakar, de l’UNESCO Windhoek, du Ministère de l’Education du Burkina Faso, de la Commission nationale burkinabé pour l’UNESCO, du CIEFFA, d’OSISA, de l’UNICEF Ouganda et de Plan International.




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