10.02.2012 - UNESCO Office in Dakar

La Triennale 2012 réunira 600 participants pour faire avancer l'éducation en Afrique

Un des événements majeurs pour l'éducation en Afrique de cette année s'ouvre le lundi 13 février 2012 à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

Quelques 600 participants parmi lesquels 60 Ministres et chefs d'état ont confirmé leur participation à la Triennale de 2012 organisée par l'Association pour le Développement de l'Education (ADEA), un des partenaires clé de l'UNESCO.

Créer des puissants leviers

La conférence rassemble une grande variété de décideurs politiques, experts et autres acteurs du secteur de l'éducation et d'autres secteurs de développement.

Parmi les participants on compte des personnels des ministères, des leaders de la jeunesse, des représentants du secteur privé, de la société civile et de la diaspora. Les agences bi et multilatérales de développement seront également présentes à Ouagadougou.

Les discussions porteront sur la transformation du système éducatif et de formation en un levier puissant susceptible de renforcer de façon significative le capital humain. 

"L'éducation en Afrique est la voie du salut," déclare le Secrétaire exécutif de l'ADEA, Ahlin Byll-Cataria. "C'est la base pour réaliser la vision de l'Union Africaine d'une Afrique paisible et prospère qui, grâce à sa population, occupe la place qu'elle mérite dans la communauté mondialisée et l'économie du savoir » a-t-il ajouté.

Nécessité de re-conceptualiser l'éducation

L'UNESCO est étroitement impliquée dans les préparatifs de la Triennale. L'Organisation sera représentée par une forte délégation conduite par la Directrice du Bureau régional pour l'éducation en Afrique, Ann Therese Ndong-Jatta.

"Les acteurs de l'éducation sont conscients qu'il est impératif d'améliorer la qualité, la pertinence et l'efficience de l'éducation et de la formation en Afrique » souligne Ndong Jatta. "Nous avons besoin de re-penser l'éducation et ses objectifs dans le contexte Africain" ajoute-t-elle.

La Directrice de l'UNESCO donne comme exemple les millions de jeunes qui sont laissés hors du système éducatif et du monde du travail. « Cela signifie des millions d'esprits créatifs, des millions d'idées. Nous devons donner la possibilité à ces jeunes d'explorer, innover, créer et contribuer au développement » a encore ajouté Ndong Jatta.

Des études pour faire avancer le débat

Le Bureau régional de l'UNESCO pour l'éducation en Afrique a contribué à la phase préparatoire de l'événement, en particulier dans les domaines de l'éducation et de la protection de la petite enfance, le Programme d'éducation de base pour l'Afrique (BEAP) et l'enseignement et formation techniques et professionnels (EFTP).

Plusieurs études ont été préparées pour faciliter le débat lors de la Triennale parmi lesquelles:

* une étude sur "School readiness in the Gambia";

* un document sur le renforcement des synergies en EFTP pour améliorer l'emploi des jeunes

* un rapport sur l'état d'avancement du BEAP, comprenant des études de cas sur trois pays (Mali, Rwanda et la Gambie)

Autres événements

Les délibérations de la Triennale de l'ADEA, seront précédées par deux autres événements dont les conclusions nourriront les discussions de la Triennale.

* Le 11 février, la journée de la Diaspora rassemblera des représentants de la Diaspora Africaine pour discuter de sa contribution au développement de l'éducation et de la formation en Afrique.

* Le 12 février, journée Corée-Afrique au cours de laquelle sera partagée l'expérience sud-coréenne de développement de l'éducation, la formation et la recherche en pour soutenir la vision de développement du pays.

La Triennale prendra fin le 17 février.

 



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