20.11.2013 - UNESCO Office in Dakar

Des ressources propres à injecter dans l’éducation : une bénédiction pour réduire la dépendance de l’aide

Le soutien à l’éducation dans les pays pauvres ne peut être réduit. Par contre, les pays riches peuvent accroître la part de leurs ressources qu’ils consacrent à l’éducation. C’est la conclusion d’un document présenté par l’UNESCO lors de la récente session spécial du Forum des Parlementaires Africains pour l’Education (FAPED), le 25 octobre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.

Dans certains pays d’Afrique sub-saharienne à haut revenus émanant des ressources naturelles, la dépendance à l’aide est déjà entrain de diminuer (en anglais). On compte 10 pays dans cette catégorie y compris des exportateurs de pétrole. Selon le document présenté, l’Angola et le Nigéria ont réduit leur dépendance de l’aide d’environ 4 à 1 pour cent.

Le rapport mondial de suivi de l’Education Pour Tous analysant les apports potentiels du pétrole, du gaz et autres minerais au niveau du revenu dans 17 pays à travers le monde a estimé qu’ils pourraient mobiliser des fonds additionnels de l’ordre de 5 milliards de $ par an.

Ce montant équivaut à 2,5 fois l’aide que reçoivent ces pays. Si le revenu additionnel émanant des ressources naturelles était effectivement alloué à l’éducation, 13 pays de l’Afrique sub-saharienne pourraient fournir une éducation à près des 10 millions d’enfants hors du système scolaire dans la région.

Des pays tels que l’Angola, le Congo, le Cameroun, le Ghana, la Guinée, le Malawi, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie, pourraient entièrement intégrer tous leurs enfants dans le système scolaire grâce aux revenus émanant de leurs ressources naturelles.

Le rôle des parlementaires dans l’éducation

La réunion FAPED d’une journée était organisée par la Commission Education du Parlement Panafricain. Elle a rassemblé plus de 200 parlementaires, le Commissaire chargé du Département des Ressources Humaines, Science et Technologie de l’Union Africaine, le Responsable en chef de l’Education au NEPAD, des représentants de la Société civile, la Chaire UNESCO de l’Université de Pretoria sur le droit à l’éducation ainsi que des représentants de l’Ambassade de France et la Délégation de l’Union Européenne. L’UNESCO était représenté par le Directeur de l’Equipe de Coordination de l’Education Pour Tous et la Coordinatrice régionale pour l’éducation en Afrique du Bureau de l’UNESCO à Dakar.

La réunion était organisée en deux parties. La première s’est penchée notamment sur les activités dans le domaine de l’Education Pour Tous en Afrique, le débat sur le post-2015; le financement de l’éducation et le rôle des parlementaires pour l’atteinte des objectifs d’EPT. La deuxième partie a porté sur la mise en place d’un bureau FAPED au sein du Parlement Panafricain, ouvert aux membres de la Commission Education du PAP et à d’autres parlementaires intéressés par l’éducation.

La rencontre a recommandé l’organisation d’une réunion annuelle du FAPED abritée par le PAP avec le soutien de l’UNESCO. Elle a plaidé pour un renforcement des capacités des membres du PAP afin qu’ils puissent jouer un role de suivi en ce qui concerne les objectifs d’éducation au niveau national.




<- retour vers Bureau de l'UNESCO en Dakar
Retour en haut de la page