15.11.2013 - UNESCO Office in Dakar

Intégrer l’éducation sexuelle dans les curricula au Sénégal

L'école de Soucouta, un village sur la côte ouest du Sénégal ©UNESCO/Anne Muller

Comme le montrent plusieurs indicateurs, les besoins en santé de la reproduction demeurent importants au Sénégal malgré son taux de prévalence du VIH/SIDA relativement faible (0.7% en 2011). De plus, il est généralement reconnu que l’éducation est un puissant moteur d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et que la maîtrise de la santé sexuelle et reproductive agit positivement sur le développement national.

C’est pourquoi, d’importantes actions par le biais de l’école ont été entreprises.Différents programmes du Ministère de l’éducation et de la société civile existent déjà pour répondre aux défis. Cependant, ces programmes sont mis en œuvre par des acteurs travaillant de façon autonome, alors qu’ils pourraient gagner en efficacité en étant davantage harmonisés. En effet, ils ne couvrent pas toujours les mêmes questions et pourraient se compléter. Et, il ya besoin de pérenniser les actions.

« Une éducation sexuelle assurée dans le cadre scolaire et portée par l’enseignement national est sans aucun doute la manière la plus efficace et efficiente de répondre aux besoins » a déclaré M. Momar Seck, Consultant spécialiste VIH/SIDA au Bureau régional de l’UNESCO à Dakar. « Elle permet l’accès à un grand nombre de jeunes, de disposer d’une infrastructure y compris des enseignants compétents en la matière, et permet la durabilité des efforts sur les plans institutionnel et financier » a ajouté Seck.

Au Sénégal puis en Afrique de l’Ouest

Soucieuse d’apporter sa contribution à cette question, l’UNESCO-Dakar en coopération avec plusieurs partenaires organise du 18 au 21 novembre 2013, un atelier ressemblant des Agences des Nations Unies dont l’UNFPA ainsi que plusieurs partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux actifs dans l’éducation sexuelle et la santé reproductive.

Ils examineront et évalueront les pratiques en matière d’éducation sexuelle et définiront une feuille de route pour intégrer les bonnes pratiques d’éducation sexuelle au curricula du primaire, du secondaire, de la formation des enseignants, et de l’éducation non formelle au Sénégal, y compris les actions de plaidoyer à conduire. Cette expérience pilote sera documentée pour servir par la suite, à la promotion de l’éducation sexuelle dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier se tiendra le 18 novembre 2012 à 09 h 00 au Bureau de l’UNESCO à Dakar. Elle sera présidée par le Ministre de l’éducation du Sénégal, Sérigne Mbaye THIAM avec à ses côtés, le Représentant de la Directrice de l’UNESCO Dakar, M. Jean ADOTEVI.

SERAT : un outil fort utile

L’outil SERAT sera utilisé pour évaluer les besoins et les programmes mis en œuvre par les différents intervenants et pour choisir les bonnes expériences à retenir pour intégration dans les curricula. 

Cet outil d’analyse développé par l’UNESCO-Dakar était présenté pour la première fois lors de la 19e conférence internationale sur le SIDA à Washington en juillet 2012. Aujourd’hui, il est utilisé et apprécié par nombre de partenaires. Au Sénégal, il a permis d’identifier les forces et faiblesses de l’éducation sexuelle dans les écoles primaires et secondaires fondant ainsi la détermination d’y remédier.




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