30.07.2019 - UNESCO Office in Dakar

L’UNESCO accompagne les jeunes professionnels du patrimoine au Sénégal

Depuis le 15 avril 2019, trois étudiants des Universités Gaston Berger (Saint-Louis) et Cheikh Anta Diop (Dakar) ont démarré leurs contrats d’apprentissage dans différentes institutions culturelles sénégalaises. Ces apprentissages visent à renforcer leurs compétences en gestion et conservation du patrimoine et s’inscrivent dans une démarche de professionnalisation des futures générations de spécialistes en patrimoine au Sénégal. Retour avec eux sur leurs premiers pas dans le monde professionnel.

Dans quelle structure évoluez-vous et quelles sont vos fonctions ?

 Cécile Mendy : Je suis accueillie par le Musée d’Art Africain Théodore Monod de Dakar, dans lequel je travaille sur la gestion des collections de la réserve. Je suis également en train d’élaborer deux projets de mini expositions sur la collection des poupées traditionnelles africaines et sur les ustensiles de cuisine traditionnels africains.

 Aliou Badara Diagne : Je suis bénéficiaire d’un contrat d’apprentissage au niveau du Centre d’Interprétation du Delta du Saloum de Toubacouta. Je suis associé aux activités liées à la gestion et à la conservation du site du Delta du Saloum, et je m’implique également dans la recherche de financement et la gestion de projet, comme par exemple à travers un projet éco-culturel et touristique à Soucouta ou encore la mise en place d’un centre aéré sur le thème de la protection du patrimoine.

 Barome Ndao : Je suis actuellement rattaché au Parc National des Oiseaux de Djoudj (PNOD). Les fonctions que j’y exerce concernent principalement le développement de la communication du parc. J’effectue actuellement un diagnostic dans le but de parfaire les politiques de promotion et de valorisation du parc. Je travaille également sur le développement du contenu de l’exposition de la future Maison du Parc. Enfin, tous les mois je participe à l’identification et au décompte mensuel des oiseaux d’eau présents dans le parc.

 

 Après ces premiers mois d’apprentissage, pourriez-vous décrire en quelques mots votre expérience jusqu’à présent ?

 Cécile Mendy : Durant ces premiers mois passés au musée, j’ai apprécié évoluer dans ce lieu d’évènements et de rencontres qu’est le musée Théodore Monod, comme à l’occasion des expositions du FESTIMIR, miroir de Dakar Plateau, l’exposition « TABASKI », mais aussi du Marathon de lecture et d’autres encore. J’ai également eu la chance de participer concrètement à un démontage d’exposition et au déménagement des objets dans la réserve. Ce fut très intéressant d’appréhender les procédures bien définies et les précautions adéquates qui sont à l’œuvre.

 Aliou Badara Diagne : Mon expérience vécue pendant ces deux premiers mois est composée d’activités multiples et diversifiées. J’ai eu l’honneur de réorganiser le musée du centre d’interprétation avec de nouvelles signalétiques, de participer à la construction d’un four métallurgique au sein du musée, ou encore d’accueillir les étudiants des Universités de Dakar, de Thiès et de Saint-Louis lors de leurs sorties pédagogiques.

 Barome Ndao : Ces premiers mois de travail, qui sont aussi mes premiers pas dans le monde professionnel, sont intenses. Je suis en train d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences déterminantes pour espérer être un bon professionnel dans le domaine patrimonial.

 

Avez-vous appris de nouvelles choses ? Acquis de nouvelles compétences en lien avec la gestion/conservation du patrimoine ?

 

Cécile Mendy : Fréquenter quotidiennement les objets du musée, ses espaces de conservation et d’exposition, mais aussi interagir avec les différents membres de l’équipe me permettent d’acquérir de nouvelles connaissances dans le domaine muséal et ainsi de passer de la théorie à la pratique. Je suis, par exemple, à présent capable de fabriquer des structures de conditionnement des objets du musée et de suivre les procédures spécifiques à leur emballage ou nettoyage. Je connais aussi les différents matériaux de conservation des objets et sais comment les utiliser selon la matière des objets.

 Aliou Badara Diagne : Évidemment ! Grâce à mon apprentissage, je comprends mieux le rôle et le fonctionnement quotidien du centre d’interprétation de Toubacouta. J’appuie de multiples activités en faveur de la protection du Delta du Saloum, à travers la lutte contre l’exploitation des amas coquillers, mais aussi pour la valorisation du site.

 Barome Ndao : En évoluant au sein du PNOD, j’ai l’opportunité de mieux me familiariser aux réalités d’un site naturel inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. J’en apprends plus sur les rapports qu’entretiennent les populations locales avec leur patrimoine, sur les enjeux de gestion d’un site par rapport au contexte communautaire, sur les défis rencontrés par les agents du parc, mais encore sur les menaces qui pèsent sur le site.

 

Quelles sont vos attentes quant à la suite de cet apprentissage ?

 

Cécile Mendy : J’espère pouvoir poursuivre le renforcement de mes acquis en muséologie mais aussi développer de nouvelles connaissances dans ce domaine. J’aimerais aussi que cet apprentissage m’apporte de la visibilité, notamment à travers la réussite de mes deux projets d’exposition, car ma plus grande attente est de pouvoir aboutir à mon insertion professionnelle dans le milieu muséal au terme de cet apprentissage.

 Aliou Badara Diagne : Je voudrais acquérir le maximum d’informations et de connaissances au niveau du Delta du Saloum afin de pouvoir bien mettre en œuvre nos actions et projets de valorisation du site. J’espère aussi pouvoir m’investir davantage dans la lutte contre l’exploitation des amas coquillers.

 Barome Ndao : J’aimerais continuer à acquérir des connaissances en lien avec le patrimoine naturel. J’ai une réelle envie d’explorer tous les aspects de celui-ci. Au terme de cet apprentissage, j’espère que mon travail aura été bénéfique au PNOD, mais j’espère également que cette première expérience pourra m’aider à intégrer une structure patrimoniale.

 

Ces contrats d’apprentissage s’inscrivent dans le cadre du projet d’appui universitaire :

« Valorisation du patrimoine et éducation à la Citoyenneté » et est financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS).




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