19.12.2018 - UNESCO Office in Dakar

Le Sénégal partage les résultats de sa première participation au PISA-D

©UNESCO/Mansoura Fall

Le Sénégal a procédé à la présentation des résultats de l’évaluation des acquis scolaires du PISA-D (Programme International de Suivi des Acquis pour le Développement) le 11 décembre dernier. Une occasion pour les partenaires dont l’OCDE, la Banque mondiale et l’UNESCO de saluer et féliciter les efforts du pays à sa première participation de ce programme d’évaluation pour la promotion d’une éducation de qualité.

Tous les trois ans, environ 80 pays et économies collaborent afin de comparer comment leurs systèmes scolaires préparent les jeunes pour leur avenir personnel et professionnel. Le cadre dans lequel s’inscrivent ces comparaisons est une évaluation internationale des connaissances et des compétences des élèves de 15 ans, connue sous le nom de PISA, soit le Programme international pour le suivi des acquis des élèves.

PISA ne se contente pas d’examiner si les élèves ont bien acquis ce qu’on leur a enseigné, mais évalue également leur capacité́ à utiliser ces connaissances dans la pratique. Lancée par l’OCDE, l’initiative PISA pour le développement (PISA-D) vise à̀ encourager et à faciliter la participation au PISA des pays à revenus faibles ou intermédiaires intéressés et motivés par ce programme. Ainsi huit pays participent à l’initiative PISA-D : le Cambodge, l’Équateur, le Guatemala, le Honduras, le Panama, le Paraguay, le Sénégal et la Zambie.

En signant le protocole de participation à ce programme international, le 30 juillet 2014, le Sénégal avait retenu deux objectifs majeurs selon le ministre sénégalais de l’éducation nationale Serigne Mbaye Thiam : d’abord se doter d’un instrument d’acquisition de données externes pour une bonne appréciation de l’efficacité de notre système éducatif, en complément aux évaluations menées au niveau national ou régional ; ensuite, s’appuyer sur l’expertise du PISA pour renforcer les capacités des experts et acteurs nationaux dans le domaine du pilotage des évaluations.

« La participation du Sénégal répond à l’ambition d’un pilotage adéquat de la qualité et une meilleure régulation du système éducatif sénégalais. C’est aussi un acte de courage et de responsabilité pour voir les acquis de son système éducatif et connaitre ses faiblesses afin d’aller plus loin, » a affirmé le ministre qui a présidé la cérémonie, évoquant également « un exercice de transparence envers la communauté éducative. »

Les analyses comparatives des résultats ont démontré que les élèves sénégalais font face à des conditions difficiles liées à la disponibilité des matériels pédagogiques, de la qualification des enseignants, et sont donc confrontés à de grands défis pour l’atteinte des seuils de compétences minimales. Concernant le genre, ils révèlent que la disparité n’est pas énorme, sauf en mathématiques où les garçons ont obtenu de meilleurs résultats que les filles.

Pour l’UNESCO, ces évaluations donnent une bonne mesure de l'équité et la qualité d'un système éducatif et constituent une source d'informations importante pour les décideurs politiques engagés vers l’atteinte de l’ODD4 et des cibles de la CESA 16-25.

Le Réseau des éducateurs pour la transformation de l'enseignement-apprentissage (TALENT) coordonné par l’UNESCO et représenté à cette cérémonie concentre ses activités depuis sa création sur les systèmes d'évaluation des apprentissages pour leur rôle clé pour soutenir l'apprentissage et orienter la réforme de la qualité.

Les recommandations issues des résultats du PISA-D pour le Sénégal sont entre autres:

  • Renforcer et généraliser l’approche par les compétences au niveau de l’enseignement moyen et secondaire
  • Recadrer la formation initiale et continue des professeurs (orientation et contenu)
  • Améliorer et adapter les conditions d’apprentissage aux objectifs de développement
  • Développer des stratégies d’assistance aux enfants en situation de décrochage



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