08.01.2013 - UNESCO Office in Dakar

Réduire le VIH et les grossesses précoces au Cap-Vert par l’approche socio-culturelle

Les messages en faveur de la réduction des comportements à risques ne sont pas suffisants pour diminuer les infections au VIH et les grossesses précoces.

Au Cap-Vert, les jeunes ont une meilleure connaissance des questions de sexualité et de reproduction que dans les autres pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre mais cette connaissance n’a pas permis des changements de comportements en particulier en termes de grossesses précoces, (92 grossesses sur 1.000 concernent des filles de 15-19 ans, selon l’UNICEF).

“Des nouvelles approches sont nécessaires pour faire face à la vulnérabilité et le comportement à risques” déclare Xavier Hospital du Bureau de l’UNESCO à Dakar.

Des programmes de prévention se focalisent généralement sur des messages visant la réduction des comportements à risques souvent en informant sur les conséquences de tels comportements et les moyens de prévention. De telles approches, qui portent peu d’attention aux facteurs de vulnérabilité ont peu de chance de succès. Parmi les facteurs de vulnérabilité, la culture est considérée comme une question particulièrement délicate à aborder mais ceci est crucial puisque la culture entrave souvent l’adoption de nouveaux comportements.

“Des exemples d’intervention montrent que les approches participatives au niveau communautaire peuvent s’appuyer sur la culture pour trouver des solutions durables aux questions sexuelles et de santé reproductive” indique Hospital.

Faire des facteurs socio-culturels des alliés

L’UNESCO organise un atelier du 8-10 janvier 2013 à Santa Cruz, une municipalité située dans l’Est de l’Ile de Santiago au Sud du Cap-Vert. 30 membres communautaires actifs et 6 observateurs participent à l’atelier visant à définir l’approche socio-culturelle (ASC) susceptible de transformer les facteurs socio-culturels en alliés pour réduire la vulnérabilité et le comportement à risques.

L’ASC a été développée au Mozambique et s’est révélée très efficace à mener au changement de comportements. L’approche consiste à mettre ensemble des fournisseurs (tels que les ministères, ONG et Agences des Nations Unies) et ceux qui sont en charge de veiller sur les normes en matière de comportements (généralement des membres communautaires responsables de veiller sur les normes sociales, pratiques et comportements acceptables dans leur communauté) pour discuter sur les questions prioritaires définies au niveau local.

L’atelier sera facilité par deux personnes de l’UNESCO en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population, le Ministère de l’éducation du Cap-Vert, celui de la santé et de la jeunesse de même que des autorités éducatives locales, des représentants des écoles locales et des techniciens de la santé oeuvrant dans des structures de santé au niveau local.




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