09.12.2011 - UNESCO Office in Dakar

Le droit à l’éducation: un droit fondamental qui n’est pas complètement satisfait

"L'accès à un enseignement gratuit, obligatoire et de qualité est un droit humain et non un privilège", déclare Ann Therese Ndong-Jatta, Directrice régionale du Bureau régional de l'UNESCO pour l'éducation en Afrique à l'occasion de la Journée des droits de l'homme célébrée le 10 décembre 2011.

"Nous devons nous rappeler sans cesse de l'importance clé du droit à l'éducation qui est non seulement un droit humain, mais également un droit à l’épanouissement personnel permettant l'accomplissement d’autres droits grâce à l'impact de l'éducation sur les sociétés", ajoute Ndong-Jatta.

Education gratuite et obligatoire

Le Programme d’éducation de base pour l’Afrique (BEAP) de l'UNESCO est un exemple des efforts de l'Organisation visant à promouvoir le droit à l'éducation en Afrique.

Le BEAP se concentre sur l’accès, la qualité, la pertinence et l’équité dans un cadre élargi d’éducation de base.

Il promeut une éducation de base gratuite et obligatoire de qualité de 9 à 10 ans, liée à deux années supplémentaires d’éducation préscolaire.

Le programme est piloté par les pays eux-mêmes. Actuellement de nombreux pays africains mettent en œuvre le concept du BEAP. Il s’agit du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Kenya, du Mali, du Niger, du Rwanda, du Sénégal, des Seychelles, de la Tanzanie, de la Gambie et de l'Ouganda.

En Afrique, quelque 43 millions enfants d'âge scolaire ne jouissent toujours pas de leur droit à l'éducation. Les raisons sont multiples, notamment la pauvreté, les urgences, les mariages précoces et le travail des enfants.

Etat des législations nationales en Afrique                          

Une étude globale récente menée par le Projet Droit à l’éducation souligne la relation essentielle entre l'âge minimal de l'enseignement obligatoire et l'âge auquel les enfants d'âge scolaire sont employés, mariés et traduits en justice.

Elle démontre l'état des législations nationales sur ces quatre domaines parfois contradictoires dans tous les pays africains sur une période de 18 ans. La conclusion est claire: les États n'ont pas encore pleinement reconnu le droit à l'éducation dans leur législation. Ils n'ont pas non plus de normes convenues pour la transition de l'enfance à l'âge adulte, au niveau national ou international.

Le cas du Sénégal

Plus tôt cette année, le Rapporteur spécial sur le droit à l'éducation a publié son rapport sur le droit à l'éducation au Sénégal. Le rapport a constaté que des progrès significatifs ont été réalisés dans le domaine de l'éducation, en particulier en ce qui concerne l'accès universel à l'enseignement primaire et la parité entre les genres. Il a également noté que le financement public de l'éducation a considérablement augmenté ces dernières années.

Le Rapporteur spécial a noté, toutefois, que, malgré ces progrès, beaucoup reste à faire afin de faire appliquer pleinement le droit à l'éducation.

Il exprime une préoccupation particulière sur les conditions inacceptables existant dans les écoles coraniques traditionnelles (daaras) et sur le fait que l'enseignement privé est en pleine expansion et en l'absence de mesures réglementaires nécessaires par l'Etat.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été adoptée le 10 décembre 1948. La Journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre.

Voir aussi

Message de la Directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova, à l'occasion de la Journée des droits de l'homme 2011

Message de la Directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova, à l'occasion de la Journée des droits de l'homme 2011




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