30.08.2019 - UNESCO Office in Dakar

TICAD 7: La créativité et l’innovation pour relier l’Afrique au Japon

Aujourd’hui, l’industrie du cinéma en Afrique subsaharienne est en plein essor. « Une nouvelle génération de créateurs et d’artistes émerge, qui fait rayonner le cinéma africain au-delà des frontières du continent », a souligné Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, lors de l’ouverture de la Table ronde « Le film africain au-delà des frontières – Construire de nouveaux efforts de coopération », le jeudi 29 août à Yokohama (Japon). Cet événement était co-organisé par l’UNESCO et le Japon dans le cadre de la 7eme Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD).

«De nouvelles possibilités de coopération s’ouvrent à l’Afrique. Les festivals ont un grand rôle à jouer pour favoriser la mobilité des artistes, faire circuler les films, avoir accès à de nouveaux marchés et fidéliser de jeunes publics », a affirmé Ardiouma Soma, délégué général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou(FESPACO).

C’est la première fois que la culture et le cinéma faisaient partie des discussions de la TICAD qui depuis 1993 mobilise le soutien et la coopération au développement avec l’Afrique. Ceci traduit l’’engagement de l’UNESCO en faveur de la priorité Afrique, la promotion de la diversité des expressions culturelles comme source d’innovation, de croissance économique et de cohésion sociale. 

Suite à la projection du film « The Mercy of Jungle »  de Joël KAREKEZI (Rwanda), qui a remporté l'Etalon d’or lors du FESPACO 2019, les discussions se sont focalisées sur le rôle de la coopération internationale, la professionnalisation du secteur ainsi que l’élargissement des audiences et des marchés. Les opportunités de co-production pour les professionnels du cinéma de l’Afrique et du Japon ont été mises en avant. Monsieur Soma a également souligné l’importance de la coopération en matière de numérisation et protection des archives nationales du cinéma africain.

Nouveau contexte pour le cinéma africain

Avec la pénétration des technologies numériques, l'industrie cinématographique africaine connaît une transformation profonde et attire l'attention du monde entier : "Nollywood " (industrie cinématographique nigériane) produit plus de 2 000 films chaque année. Le FESPACO, qui a célébré son 50ème anniversaire en février 2019, a invité des films de toute l'Afrique avec 434 projections en 8 jours. Le film « Atlantique » de la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop a remporté le grand prix au Festival de Cannes 2019.

Nous assistons également à une nouvelle ère, avec l'émergence en Afrique d'une nouvelle génération de cinéastes, le changement social et le progrès économique. En mai 2019, l'Accord pour une zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est entré en vigueur, et l'on s'attend à ce que la ZLECA contribue à lever les barrières commerciales intérieures et à faciliter la mobilité des personnes. Cela aura peut-être un impact sur l'industrie cinématographique en amenant les technologies et les talents cinématographiques à traverser les frontières et en encourageant la culture cinématographique sur le continent.

Le symposium a invité des producteurs, cinéastes et experts du cinéma africain à partager leurs idées et leurs points de vue sur les défis et les opportunités de l'industrie cinématographique en Afrique. Il visait à explorer la possibilité de jeter de nouveaux ponts de coopération entre le Japon, l'Europe et l'Afrique dans le domaine du cinéma, notamment dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005). Fidélis Duker, réalisateur et directeur du festival du film d’Abuja (Nigéria), participait également aux discussions.

TICAD 7 « Faire progresser le développement de l’Afrique à travers les personnes, la technologie et l’innovation »

 

7eme Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) s’est tenue du 28 au 31 août à Yokohama (Japon). Elle a accueilli des représentants de plus de 50 pays africains, d’organisations régionales et internationales ainsi que de nombreux partenaires du développement.




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