17.02.2012 - UNESCO Office in Dakar

Plaidoyer pour une politique linguistique claire et cohérente

©UNESCO/M. Hofer - Les enfants apprennent mieux s'ils commencent l'apprentissage dans leur langue maternelle.

Depuis plusieurs décennies, l’introduction des langues nationales à l’école au Sénégal est sur l’agenda éducatif des gouvernements. Elle a fait l’objet de plusieurs expériences mais sans réel succès. Aujourd’hui, les langues nationales à l’école n’est toujours pas une réalité.

Pourtant, il est généralement reconnu que l’utilisation de la langue maternelle à l’école est un puissant remède contre l’analphabétisme.

Dans son message à l’occasion de la célébration, ce 21 février, de la journée internationale de la langue maternelle, Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO souligne « la diversité linguistique accélère la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier les objectifs de l’Education pour tous »

Débat sur l’Enseignement bilingue au Sénégal

En célébration de la journée de la langue maternelle, pour sa 13e édition, le Bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation en Afrique, basé á Dakar, et le Ministère de l’éducation du Sénégal ont pris l’initiative de rassembler les experts autour d’un panel sur l’Enseignement bilingue au Sénégal.

Les discussions s’articuleront autour du thème Utilisation des langues maternelles pour une éducation inclusive.  

Urgence de définir une politique linguistique 

Des experts du Ministère de l’éducation, des partenaires techniques et financiers, et des acteurs de la société civile passeront en revue la question de l’introduction des langues nationales à l’école au Sénégal, les difficultés rencontrées et proposeront des solutions pour aller de l’avant.   

« L’objectif de la rencontre est en fait de voir ensemble comment mieux installer le multilinguisme à l’école dans les faits au Sénégal » a indiqué Yao Ydo, Chef de la Section Education à la Paix et Développement durable á l'UNESCO-Dakar.

Plus de chance pour réussir á l'école

« Nous savons qu’un enfant scolarisé dans sa langue maternelle a beaucoup plus de chances de succès et a plus de facilité à lire et écrire dans une seconde langue » a souligné Ydo.  

« Il est urgent, de définir une politique linguistique claire et cohérente qui permette aux langues nationales de jouer le rôle qui leur revient dans la marche vers l’Education de qualité Pour Tous  et de la mettre en œuvre» a-t-il conclu.    




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