16.02.2012 - UNESCO Office in Dakar

'La jeunesse est la première ressource de l'Afrique'

« La jeunesse est la première ressource de l'Afrique. Elle est non seulement la clé de l'avenir, mais c'est aussi la jeunesse qui construit le présent » a déclaré la Directrice Générale de l'UNESCO, Irina Bokova dans un message envoyé à l'occasion de l'ouverture de la Triennale de l'ADEA.

« La poussée démocratique en Afrique du Nord montre le pouvoir de transformation de la jeunesse lorsqu'elle est éduquée et qu'elle fait entendre sa voix, dans la rue ou les nouveaux médias » a-t-elle ajouté dans un discours lu pour elle par Lalla Aïcha Ben Barka, Sous-Directrice Générale pour l'Afrique de l'UNESCO.

La cérémonie d'ouverture s'est déroulée le lundi 13 février 2012, à Ouagadougou, Burkina Faso en présence des présidents du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de la Côte d'Ivoire, ainsi que de 50 ministres. En tout, quelque 600 participants prennent part à la Triennale.

Explosion du nombre des jeunes

Dans le message la Directrice Générale de l'UNESCO a souligné l'explosion du nombre des jeunes en Afrique ce qui rend encore plus urgent la nécessité de lier l'éducation, la formation et l'emploi.

Dans certains pays tels que la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone, 60% de la population a moins de 25 ans.

« De ce fait, la qualité de l'éducation est très importante » a indiqué Irina Bokova. « Trop d'enfants quittent l'école avec un bagage insuffisant ou des compétences qui ne leur permettent pas d'intégrer la vie active ».

Au Malawi et en Zambie, un tiers des élèves de 6e année ne savent toujours pas lire, écrire ou compter. « La formation des professeurs est le principal outil pour corriger cette situation » a mentionné la Directrice Générale.

Pas de modèle unique pour tous

Irina Bokova a souligné que les difficultés dans les systèmes éducatifs africains ne peuvent être résolues par un modèle unique pour tous.
« Nous avons besoin de solutions adaptées aux situations ».

Le progrès est plus qu'une question d'argent, il est aussi une question d'adéquation. Les capacités doivent répondre de façon adéquate aux besoins, c'est la première chose a-t-elle déclaré.  

« Dans beaucoup de cas, la faiblesse des institutions, les crises politiques et les conflits ainsi que les difficultés économiques constituent une menace pour le progrès.

L'UNESCO travaille avec les autorités nationales, les fonctionnaires nationaux, et la société civile pour identifier les besoins, définir les priorités nationales, affiner la planification, la mise en oeuvre et le suivi.

La Directrice générale a évoqué le Programme de l'UNESCO pour l'Education de base en Afrique qui promeut une éducation ininterrompue de 9 - 10 ans après une année de préscolaire.
Besoin de pertinence
 
Il faut aussi une adéquation entre les besoins et le monde du travail.  

« L'Education doit préparer les étudiants à répondre aux besoins du 21e siècle ce qui place au premier  rang la pertinence » a-t-elle indiqué.
L'enseignement et la formation techniques et professionnels sont ici d'une importance cruciale et le réseau UNEVOC de l'UNESCO est entrain d'être renforcé.

« Les enjeux sont considérables mais nous savons que les populations en Afrique croient en l'éducation. Même dans des conditions les plus difficiles, ils ne laissent jamais tomber » a souligné Bokova.

La Triennale de l'ADEA prendra fin le 17 février 2012.




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