Lutter contre le trafic illicite de biens culturels

Le patrimoine culturel d’Afrique de l’Ouest, et plus particulièrement dans le Sahel, fait face à de nombreuses menaces liées à un contexte de crise, notamment le trafic illicite de ses biens culturels, lui-même accentué par la crise affectant le Mali depuis 2012. Ainsi, pour y faire face, l’UNESCO se mobilise depuis plusieurs décennies afin de doter les Etats-parties d’instruments normatifs assurant la protection du patrimoine, et les soutient également dans la mise en place de ressources institutionnelles, humaines et financières.

La sous-région est depuis quelques années victime d’un accroissement du trafic illicite de ses biens culturels, phénomène dont l’importance est telle qu’il se place juste derrière le trafic de drogue et d’armes.

En tant que plateforme d’échanges, et s’appuyant sur la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels renforcée par le dispositif UNIDROIT de 1995, l’UNESCO invite les Etats membres et organismes spécialisés à engager une réflexion stratégique sur la lutte contre ce trafic illicite. Ainsi, conformément à la Cible 16.4 des ODD visant à « réduire nettement les flux financiers illicites et le trafic d’armes, renforcer les activités de récupération et de restitution des biens volés et lutter contre toutes les formes de criminalité organisée », le Bureau de l’UNESCO à Dakar mène des actions de renforcement des capacités et de sensibilisation, en collaboration avec différents partenaires afin de faciliter la mise en œuvre d’une coopération sous-régionale.

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