L’Education Pour Tous (EPT)

©UNESCO/Anne Müller

Le mouvement vers l’Education Pour Tous est le reflet de l’engagement pris par la Communauté internationale de fournir une éducation de base de qualité pour tous : enfants, jeunes et adultes.

Lors du Forum mondial sur l’Education tenu à Dakar en 2000, 164 gouvernements parmi lesquels 44 d’Afrique avaient identifié six objectifs qu’ils se sont engagés à atteindre à l’échéance de 2015.

Le rôle de l’UNESCO en Afrique

Selon les profils pays produits par l’UNESCO Dakar en 2012, au moins 31 des 44 pays Africains n’atteindront pas les objectifs d’Education Pour Tous 2015 même si, sur le plan global, des progrès significatifs ont réalisés en éducation dans la plupart des pays d’Afrique. Comme l’a déclaré la Directrice de l’UNESCO Dakar, Ann Therese Ndong-Jatta, "Nous avons besoin d’agir maintenant. L’Education Pour Tous reste un programme inachevé.”

Une réunion tenue en octobre 2012 a permis d’identifier les priorités et préoccupations spécifiques de l’Afrique dans le domaine de l’éducation qui ont été présentées à la conférence de coordination mondiale organisée au Siège de l’UNESCO à Paris en novembre 2012.

A cette rencontre, les Ministres de l’éducation se sont engagés à faire des efforts exceptionnels d’accélération du mouvement EPT. Cette initiative d’accélération se décline en cinq étapes.

En mars 2013, le premier groupe de pays Africains était rassemblé à Dakar pour développer leurs plans nationaux dans le cadre du processus d’accélération.

Pour la mise en œuvre de l’initiative d’accélération au niveau du continent Africain, le Bureau régional de Dakar a noué un partenariat avec notamment l’Union Africaine, les Communautés Economiques Régionales, les Agences des Nations Unies, des organisations intergouvernementales, des représentants de la Société civile et du secteur privé.

Parmi les défis persistants identifiés comme obstacles à l’atteinte des objectifs EPT en Afrique, il convient de citer ceux qui suivent :

  • Faible taux de scolarisation de filles par rapport aux garçons ;
  • Sévère manque de compétences pour l’emploi chez les jeunes ;
  • Taux d’abandons élevés (42% d’enfants africains abandonnent l’école tôt).

L’agenda post-2015

L’approche de l’UNESCO pour l’agenda post-2015 comprend 4 éléments essentiels:

  1. La paix et le développement durable devraient être au centre des efforts afin de promouvoir le développement équitable et inclusif au-delà de 2015. L’éducation pour la citoyenneté au niveau global est d’ores et déjà incluse dans les curricula de plusieurs pays – mais nous avons besoin de réfléchir davantage sur la façon de traduire ce vœu en un objectif mesurable.
  2. Tout cadre de développement post-2015 doit être universellement pertinent. Il doit mobiliser tous les pays, indépendamment de leur statut spécifique en matière de développement, autour d’un ensemble d’objectifs visant le développement durable et inclusif.
  3. Nous devons renforcer les liens entre l’éducation et les autres secteurs de développement. Il s’agit d’une relation à double sens: L’Education facilite l’atteinte de tous les Objectifs du Millénaire pour le Développement mais est tributaire des progrès dans les autres domaines. Nous devons faire plus pour assurer que des mesures prises dans un domaine contribuent positivement aux autres secteurs de manière cohérente et efficiente.
  4. Nous devons définir pour le 21e siècle un cadre qui promeut le développement des systèmes d’apprentissage inclusifs tout au long de la vie.

Depuis 2000, l’UNESCO appuie les pays dans leurs évaluations des progrès réalisés vers l’EPT. En complément au rapport mondial de suivi de l’EPT, ces évaluations pilotées et effectuées par les pays eux-mêmes alimenteront les débats sur les agendas éducatifs futurs.

 

 

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