Education en matière de santé et de bien-être

©UNESCO

On estimait à 35 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde fin 2013. Le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH était en Afrique sub-saharienne, 24.7 millions de personnes (70.6%).

 

 

 

 

Malgré cette situation alarmante, des actions conjointes entreprises par les gouvernements, la société civile et les organisations internationales portent progressivement leurs fruits. Le taux des nouvelles infections est en baisse.

En Afrique subsaharienne, le traitement du VIH est maintenant disponible pour presque quatre personnes sur dix vivant avec le VIH. En AOC 61% des personnes ayant besoin de traitement n’en bénéficient pas. Des efforts doivent être fait pour les populations à haut risque et mal desservies puissent bénéficier des traitements contre le VIH.

En Afrique subsaharienne, seulement trois pays, Nigéria, Afrique du Sud et l’Ouganda, comptent 48 % de toutes les nouvelles infections au VIH. Des pays entiers sont laissés de coté par exemple la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et le Nigéria ; ils font face à une triple menace de charge élevé du VIH, à une faible couverture pour l’accès au traitement, et à peu ou pas de baisse des nouvelles infections au VIH.

En AOC, 4 pays représentent 75% des personnes vivant avec le VIH (Nigéria, Cameroun, RDC, Côte d’Ivoire).En AOC, la prévalence au VIH varie entre 0.2% et 6.2%. Toutefois, la prévalence est beaucoup plus élevée chez les personnes à risque. Un manque de données sur les personnes infectées par le VIH, ajouté à la stigmatisation et à la discrimination généralisées, aux milieux légaux punitifs, aux obstacles à la participation de la société civile et au manque d’investissements dans les programmes adaptés faussent les résultats. Il y a un besoin d’égal accès à des services de qualité en matière de VIH en tant que droits de l’homme et impératif de santé publique. Se concentrer sur les populations mal desservies et à risque sera la solution pour mettre fin au SIDA.

De plus en Afrique subsaharienne, les adolescentes et les jeunes femmes représentent un quart des nouvelles infections au VIH. Beaucoup d’adolescentes déclarent que leur première expérience sexuelle était forcée alors que de nombreuses études démontrent que la violence conjugale augmente le risque pour le VIH et les grossesses non désirées.

L’approche de l’UNESCO

Le secteur de l’éducation a une contribution unique à apporter. Les écoles fournissent un excellent environnement et une opportunité pour toucher un plus grand nombre de jeunes à travers des initiatives d’éducation préventive qui les préparent adéquatement avec des connaissances et des compétences pour faire des choix responsables par rapport à leur vie sexuelle. Les interventions de l’UNESCO en AOC peuvent se résumer autour des 3 priorités stratégiques de l’UNESCO :

  • Bâtir les capacités des pays pour des interventions éducatives durables et efficaces au VIH. Cela comprend le renforcement des capacités pour collecter les données par SIGE afin de donner la preuve de la contribution du secteur éducatif dans la lutte contre le VIH.
  • Renforcer une éducation sexuelle et en matière de VIH complète. Dans ce domaine l’UNESCO se base sur les analyses en profondeur des programmes en cour pour identifier les interventions les plus pertinentes comme le soutien à la formation des enseignants, création de synergies entre les parties prenantes, ou favoriser le développement culturel approprié pour l’education reproductive et contre le VIH
  • Promouvoir l’égalité du genre et la protection des droits de l’homme. Les interventions en AOC se concentrent sur la promotion d’environnements sûr pour les éducateurs et les élèves en commençant par le développement des nouveaux modules pour améliorer l’intégration des questions de genre, ou la stigmatisation et la discrimination en classe.
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