L’enseignement et la formation techniques et professionnels

Pole de Dakar © By Reg’ / regdakar@orange.sn
Plus de la moitié des jeunes africains n’ont pas accès à l’enseignement secondaire et les possibilités de formation technique et professionnelle sont rares.

L’enseignement et la formation techniques et professionnels (ETFP) est un défi pour tous les pays de l’Afrique.

Dans la plupart des pays, le taux de scolarisation dans l'EFTP formel au niveau secondaire est de 5 pour cent ou moins.

L’EFTP non formel est prédominant et souvent très fragmenté. Les possibilités d'apprentissage sur le lieu de travail, l'apprentissage non formel, l'offre privée, et les initiatives dans différents ministères du secteur de l’enseignement non formel ont tous tendance à fonctionner de manière non cohérente.

Les gouvernements et les institutions internationales accordent une attention croissante à l'EFTP (il est l'un des huit domaines prioritaires dans la seconde Décennie de l'éducation pour l’Afrique de l’Union africaine (2006-2015).

Mais malgré une augmentation du nombre d'étudiants africains dans l'EFTP, seuls quelques gouvernements en Afrique sont en mesure de financer l'EFTP à un niveau qui peut soutenir une formation de qualité.

La demande est énorme. Trois chômeurs sur cinq en Afrique sub-saharienne sont des jeunes, vivant essentiellement dans l'économie informelle.

 

Rôle de l’UNESCO

Le Bureau de l'UNESCO à Dakar s’efforce de maintenir l'EFTP au sommet de l'agenda politique des gouvernements africains, des communautés économiques régionales (CER) et partenaires financiers

En 2009, le Bureau a lancé l’initiative appelé "Processus d’Abuja" pour revitaliser le secteur au niveau régional, en collaboration avec la Communauté économique des Etats de l’'Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En 2010, un groupe de travail inter-agences (mieux connu sous son acronyme en anglais IATT) a été mis en place pour renforcer la cohérence de l'action et fournir davantage de soutien aux pays en développant des compétences pour l'emploi des jeunes. Il comprend plusieurs agences et institutions de l’ONU (UNESCO, PNUD, OIT, l'UNEVOC, etc.) et d'autres partenaires tels que la CEDEAO et de l'Association pour le Développement de l'Education en Afrique (ADEA).

 

Les priorités actuelles :

  • Elaborer des cadres de certification (nationaux et internationaux) pour améliorer l'EFTP en termes de reconnaissance et d'harmonisation des diplômes. Cela permettra également d'améliorer le lien nécessaire avec le marché du travail et la mobilité des compétences au sein et entre les pays.
  • Tester des approches innovantes. L'UNESCO à Dakar soutient, par exemple, la réforme de la politique de l'EFTP au Sénégal. Dans ce cadre, des unités mobiles de formation (comprenant des camions, des tentes, des formateurs, du matériel, etc.) ont été mises en place. Elles proposent des stages de courte durée dans les zones défavorisées. Les résultats initiaux au Nord au Sénégal sont encourageants et ont suscité beaucoup d'intérêt en Gambie.
  • Améliorer le suivi et les statistiques. L'UNESCO à Dakar, en collaboration avec l'Institut de statistique de l'UNESCO, travaille sur le développement et la diffusion des données statistiques de qualité et des indicateurs pour être en mesure d'identifier plus clairement les besoins dans les différents secteurs de l'EFTP dans les pays africains.
Retour en haut de la page