Étudier l’identité et l’appartenance

© Permanent Mission of Jamaica to the United Nations
Allegory of the Transatlantic Slave Trade route

Faciliter une étude par la classe de l’identité et de l’appartenance. La discussion peut aussi porter sur certains aspects de la qualité de membre. Le résumé de l’enseignant doit insister sur le respect des droits de l’homme, l’inclusion et la diversité.

  • Questions essentielles : Qui sommes-nous ? Penser aux nombreuses manières de nous décrire nous-mêmes.
  • Étudier plusieurs descripteurs : sœur, frère, ami(e), camarade de classe, élève, enseignant(e), apprenant(e), citoyen(ne), membre de la famille, voisin(e). Laisser aux élèves la possibilité de compléter cette liste.
  • Peut-on être presque toutes ces personnes à la fois ? Demander aux élèves de prendre quelques minutes pour décrire leurs rôles en trois mots.
  • Questions essentielles concernant l’appartenance : que signifie « appartenir » ? Qu’est-ce qui fait appartenir ? Comment sommes-nous reliés les uns aux autres ? Quel est l’individu ou l’élément qui détermine l’appartenance à un groupe ? De quelles communautés êtes-vous membre ? Qui n’appartient pas à votre communauté ? Qui définit-on comme « autre » ? L’altérité a-t-elle une importance liée à la désignation ? Quel est l’effet produit sur l’individu défini comme « autre » ?
  • Questions essentielles concernant l’inclusion et la diversité : Faut-il exclure ceux qui sont différents ? Quelles sont les conséquences de l’exclusion pour le groupe dominant et pour le groupe privé de ses droits ? Qu’est-ce qui nous renforce quand nous incluons tous ceux qui vivent dans notre communauté ?

Activités

Faire écrire et envisager de faire signer par la classe un texte favorable aux droits de l’homme, à l’inclusion et à la diversité. L’afficher dans la salle de classe, dans l’école ou dans un lieu public.

Suggestions pour le jumelage : Songer à débattre de ces questions essentielles avec une autre école participant au Projet. Les enseignants devraient présélectionner et limiter les questions à traiter ou en formuler ensemble de nouvelles sur les droits de l’homme, l’inclusion et la diversité. Prévoir une activité permettant de vous faire connaître. Décider avec la classe des informations concernant votre communauté et votre école qui seront partagées. Puis échanger les textes rédigés par les classes à la fin de l’activité. Les discussions et les échanges devraient porter sur deux à quatre des questions essentielles ci-dessus.

  • Activité à composante technologique
    Organiser une vidéoconférence (ou une conférence sur Skype) avec l’école partenaire. Lui envoyer par courrier électronique le texte rédigé par la classe à la fin de l’activité. Commencer l’échange par une activité visant à vous faire connaître. Les élèves peuvent peut-être réaliser une présentation PowerPoint décrivant leur communauté et leur école. Débattre ensuite des questions présélectionnées et envisager de mettre fin à l’échange en demandant à un élève de chaque école de remercier l’autre pour sa participation.
  • Activité classique
    Constituer un dossier avec les questions à débattre et l’envoyer par la poste à votre école partenaire en y incluant tout d’abord des données de présentation. Les élèves pourraient réaliser une brochure ou dessiner des images sur leur communauté. Rédiger les réponses de la classe aux questions présélectionnées et en débattre en classe. Écrire une réponse (Quelles nouvelles idées ont surgi ? Qu’avons-nous appris ?). Inclure des remerciements formulés par les élèves à l’intention de leurs homologues et des professeurs de l’école partenaire.

Exemples

Se documenter sur l’héritage d’une communauté de personnes d’ascendance africaine à Trinité

« Sauvegarde et adaptation des traditions : la communauté Rada de Trinité », Université de Trinité-et-Tobago

Le projet « La communauté Rada de Trinité : continuités et adaptations » visait à mieux sensibiliser les jeunes âgés de 20 à 28 ans à l’héritage de la communauté Rada (un groupe de personnes originaires du Dahomey, ancien pays d’Afrique de l’Ouest et actuelle République du Bénin). Il a contribué à renforcer la visibilité et la reconnaissance d’une communauté qui a su préserver son patrimoine tout en s’adaptant aux réalités d’un monde différent. L’Université espère que le projet contribuera à ce que la communauté Rada soit déclarée comme appartenant au patrimoine local.

Au cours de ce projet, les élèves ont approfondi leur connaissance des traditions Rada et leur compréhension du processus d’adaptation de la communauté à son nouveau cadre de vie, la ville de Belmont (Trinité). À cette fin, ils ont étudié ses pratiques et traditions ainsi que son système de croyance et évalué la manière dont ceux-ci se sont maintenus au milieu de la culture occidentale.

Ce projet présente la particularité d’avoir été mis en œuvre  au niveau universitaire, ce qui reste très rare pour des projets relatifs à la traite négrière transatlantique. Le niveau d’enseignement a eu une incidence sur la nature des activités, le langage universitaire ayant été plus largement utilisé et des concepts et des analyses scientifiques introduits. Les étudiants se sont ainsi penchés sur le syncrétisme entre christianisme et croyances traditionnelles, la signification des cérémonies religieuses et des sacrifices saisonniers et le rôle des instruments de musique dans les pratiques traditionnelles.  

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