01.12.2009 -

Entretien avec l’équipe du réSEAU au sein de la Commission nationale coréenne pour l'UNESCO : vers l’élaboration d’un nouveau projet de partenariat asiatique

Ulrike Storost

En 2009, la Commission nationale coréenne pour l'UNESCO a invité les écoles associées de l'UNESCO dans la région Asie-Pacifique à lui soumettre de bonnes pratiques éducatives ayant pour but de pour promouvoir l’éducation en vue du développement durable (EDD) et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Neuf projets scolaires issus de cinq pays ont été récompensés par un soutien financier. Les pays lauréats ont présenté leur projet à l’occasion d’un Forum régional Asie-Pacifique du réSEAU sur l’EDD et les OMD qui s’est déroulé à Séoul (République de Corée) du 24 au 27 octobre 2009. Ce forum a réuni des experts des OMD et de l’EDD, les coordonnateurs nationaux du réSEAU, des chefs d’établissements et des enseignants. Son objectif était de mettre en commun les bonnes pratiques retenues et d’élaborer un nouveau projet de partenariat régional pour le réSEAU en vue de promouvoir l’EDD dans la région.  

Comment l’idée de ce projet de développement des bonnes pratiques est-elle venue à l’équipe ?

La Commission nationale coréenne pour l'UNESCO s’est demandé comment mettre en œuvre l’EDD sur le plan national de manière plus efficace car elle considère le réSEAU comme l’un des principaux outils de diffusion de l’EDD. En outre, nous avons pensé que ce serait une bonne idée d’élargir notre programme pour passer d’échanges bilatéraux d’enseignants à des projets de partenariats multilatéraux. Cela crée de nouvelles possibilités d’échange pour les enseignants coréens et les pousse à lancer eux-mêmes de nouveaux partenariats internationaux, fondés sur un thème commun et des rencontres personnelles. Lors de ce forum, nous avons constaté que de nombreux enseignants de pays participants comme la Corée, le Pakistan ou l’Indonésie s’échangeaient leurs coordonnées. En outre, les bonnes pratiques d’autres pays en matière d’éducation ont incité les enseignants coréens à se montrer à la hauteur des idéaux de l’UNESCO afin de faire partie de la « famille mondiale du réSEAU ».

Pouvez-vous décrire les difficultés rencontrées au cours du projet ?

Pour assurer la réussite de ce projet de développement de bonnes pratiques, il fallait mettre au point des critères et donner des orientations concernant les bonnes pratiques visant l’EDD et les OMD. Les projets d’EDD adaptés encouragent une participation spontanée des élèves, abordent les questions locales, transposent les idées abstraites dans la vie de tous les jours et acceptent la complexité. Nous avons également fourni des exemples de bonnes pratiques en matière d’EDD venant du monde entier.

Une autre difficulté a été de convaincre le partenaire de notre projet : le PNUD. Lorsque nous avons soumis notre proposition de projet, on nous a demandé comment nous allions trouver les écoles participantes et comment nous allions diffuser les bonnes pratiques. Heureusement, le réSEAU et la collaboration avec les commissions nationales de l’UNESCO ont facilité ces tâches. La seule difficulté est venue du fait que nos collègues du PNUD ne connaissaient pas encore le réSEAU à l’époque… mais maintenant ils soutiennent même certains des projets sélectionnés au niveau des écoles.

Pourquoi effectuez-vous des visites sur le terrain pour les projets sélectionnés ?

Les visites dans les neuf écoles lauréates de cinq pays différents ont été extrêmement importantes. Nous disons toujours que le réSEAU rassemble des écoles du monde entier, mais ce n’est que lors des visites que nous nous rendons vraiment compte de ce que signifie trouver des écoles qui partagent les mêmes valeurs où que vous alliez, et qu’il y a beaucoup à apprendre des autres pays !

Nos visites ont aussi montré aux enseignants qu’ils n’étaient pas seuls. En fait, les projets sélectionnés ont besoin d’une reconnaissance extérieure plutôt que d’une récompense financière relativement modeste. Pour l’école pakistanaise par exemple, il a été très gratifiant de voir des Coréens venir jusqu’au Pakistan. À l’occasion de notre venue, l’école a invité toutes les écoles voisines, les autorités locales et les ONG, cette présence a été bien plus encourageante que l’argent.

Comment le projet se poursuit-il ?

L’Asie est confrontée à des défis considérables tels que la réduction de la pauvreté, le changement climatique et la gestion de ressources naturelles limitées. Ils nécessitent tous une coopération internationale pour qu’une solution efficace soit trouvée. Les participants internationaux au Forum du réSEAU ont convenu du lancement d’un nouveau projet de partenariat régional sur l’éducation au changement climatique en Asie pour donner suite à cette coopération. La durée et les détails de ce projet seront confirmés en 2010.

Ulrike Storost

Liens associés :

Le réSEAU en Corée

 




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