12.04.2012 - Education Sector

Responsabiliser les adolescentes en Ethiopie et en Tanzanie

UNESCO

Les adolescentes des districts septentrionaux de la Tanzanie – Shinyanga rural, Kahama et Micheweni – sont confrontées aux problèmes de la pauvreté, des mariages et des grossesses précoces et, d’une manière plus générale, de la faible importance accordée à l’éducation par leurs communautés.

Pour de nombreux parents, le mariage de leurs filles est plus important que leur scolarisation. Des problèmes similaires sont observés dans l’Etat régional de Benishangul Gumz, en Ethiopie, où les disparités entre filles et garçons sont bien plus importantes que dans le reste du pays.

Les filles de ces régions rurales d’Ethiopie et de Tanzanie sont désormais le cœur de cible d’une nouvelle initiative lancée par l’UNESCO et la Fondation Packard pour les doter des compétences de la vie courante dont elles ont besoin pour achever leur scolarité dans de bonnes conditions. Le projet communautaire promeut le crowdsourcing ou la résolution collective des difficultés. En encourageant les filles et leurs communautés à proposer des solutions permettant de franchir les nombreux obstacles qui se dressent devant l’achèvement des études secondaires, il présente une nouvelle approche de l’élaboration et de la conduite des projets destinés à maintenir les filles à l’école.

Intitulé « Le crowdsourcing au service de l’éducation des filles : une approche communautaire visant à faire baisser les taux d’abandon dans les écoles secondaires d’Ethiopie et de Tanzanie », le projet a été lancé en coopération avec les gouvernements d’Ethiopie et de Tanzanie et est soutenu par la Fondation Packard à hauteur de 1 500 000 dollars des Etats-Unis, répartis à parts égales entre les deux pays. Il s’inscrit dans le cadre du Partenariat mondial de l’UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes, « Une vie meilleure, un avenir meilleur », qui célèbrera son premier anniversaire le 25 mai 2012.

Ethiopie

Le projet éthiopien a pour objet d’améliorer les résultats d’apprentissage de plus de 1 000 adolescentes en âge de fréquenter l’école secondaire. Il a été lancé par le gouvernement éthiopien,  avec le soutien de l’UNESCO et de la Fondation Packard, le 7 mars 2012, dans l’Etat régional de Benishangul Gumz. Les élèves, parents, enseignants et responsables régionaux de l’éducation présents à l’atelier de lancement ont recommandé le nouveau projet. Une écolière a souligné que « les filles inscrites dans des écoles secondaires situées au sein de communautés rurales sont confrontées à différents problèmes, notamment l’absence de confiance, la faible sensibilisation aux rudiments de la santé génésique et le sous-équipement des établissements en matière d’assainissement de base. »

« Il est particulièrement innovant d’avoir réuni des écoles, des communautés et des établissements de formation des maîtres pour aborder les problèmes liés à l’égalité des sexes et aux résultats d’apprentissage, » a déclaré le sous-directeur du bureau régional pour l’éducation, Akasha Ismael. « Nous sommes reconnaissants pour cette initiative et pour les effets positifs qu’elle aura sur le maintien des filles à l’école et l’achèvement de leurs études secondaires. »

Tanzanie

Vingt cinq écoles en Tanzanie bénéficieront également d’une approche communautaire visant à maintenir les filles à école et à leur permettre de mieux réussir leurs études secondaires. Le projet a été présenté le 5 mars 2012 lors d’un atelier consultatif auquel ont participé des parties prenantes de l’éducation locales et nationales. Son objectif est de venir en aide aux filles des régions de Shinyanga et Micheweni qui ont été sélectionnées parce que les résultats scolaires et les taux de maintien des filles dans le secondaire y sont faibles.




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