07.11.2016 - Education Sector

Les jeunes non scolarisés des zones rurales à Madagascar reçoivent des outils pour l’avenir

© UNESCO

L’UNESCO cible les jeunes non scolarisés à Madagascar en leur offrant un ensemble de compétences de base et de compétences professionnelles et entrepreneuriales afin de les aider à lancer des activités agricoles ou autres au sein de leurs communautés locales.

Madagascar compte 2,5 millions de jeunes non scolarisés, de vastes zones rurales, et une économie qui ne crée pas suffisamment d’emplois pour absorber les 300 000 nouveaux entrants sur le marché du travail chaque année.

Dans le cadre du programme de Renforcement des capacités pour l’Éducation 2030 (CapED) de l’UNESCO et en partenariat avec FORMAPROD, le programme du Ministère de l’agriculture et de l’élevage de Madagascar, le projet a ciblé 4 régions (Atsinanana, Analanjirofo, Amoron‘i Mania et Menabe) parmi les plus pauvres du pays, qui présentent de faibles activités économiques et un chômage des jeunes élevé.

Ce projet visait à fournir à 5 000 jeunes femmes et jeunes hommes non scolarisés (entre 15 et 22 ans) des compétences de base (en malgache) ainsi que des compétences professionnelles et entrepreneuriales, et à identifier des opportunités d’emploi régionales et locales ; à améliorer la mise en réseau des centres de formation et à donner aux jeunes concernés les moyens de lancer leurs propres exploitations et activités agricoles et non-agricoles.

Entrer sur le marché du travail avec une perspective durable

« Ce jour  marque le début d’une nouvelle vie pour vous ; demain, vous serez les meilleurs exemples au sein de vos communautés » a déclaré la Ministre de l’emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (EETFP) de Madagascar, Mme Lydia Toto Raharimalala, lors d’une cérémonie de remise de diplômes aux jeunes non scolarisés des zones rurales.

« Le programme CapED transforme les plans des centres de formation afin de mieux répondre aux besoins de compétences des jeunes non scolarisés en milieu rural, en adéquation avec l’économie locale. Il crée également un lien entre la communauté et les centres de formation. À cet égard, la devise « Se former pour une meilleure transition vers la création d’entreprise » prend tout son sens ».

Mme Sahondra Ranaivoson, Directrice générale du Ministère de l’EEFTP à Madagascar, a récemment participé à la Conférence mondiale UNESCO-Cedefop sur les compétences au Siège de l’UNESCO, à Paris, où elle a pris part à un panel sur les compétences et les inégalités.

« Nous formons des jeunes non scolarisés afin de faire en sorte qu’ils aient des professions et des qualifications et qu’ils puissent s’intégrer dans la société et participer au développement économique du pays », a-t-elle expliqué.

« Nous pouvons aider ceux qui veulent retourner à l’école à atteindre le niveau nécessaire, et ceux qui ne le veulent pas à acquérir des compétences pour entrer sur le marché du travail ». Tsiavanga, lauréate de son année et représentante des jeunes pour Menabe, à l’ouest de Madagascar, a déclaré : « Je suis très fière de la formation que j’ai suivie. Je me perçois différemment aujourd’hui. J’ai plus confiance en moi et en mon avenir ».

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