17.11.2016 - Education Sector

La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique démontre que l’éducation prépare les sociétés au changement mondial

© UNESCO

Le rôle de l’éducation dans la préparation des sociétés au changement mondial et à un avenir plus vert a été le message d’une journée thématique qui s’est tenue durant la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP22) à Marrakech, au Maroc, du8 au15 novembre 2016).

En collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux et ses partenaires des Nations Unies, l’UNESCO a organisé un certain nombre d’événements parallèles et de tables rondes tout au long de la journée du 14 novembre, qui était axée sur le rôle de l’éducation dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris, et en particulier sur les contributions nationales (NDC) de chaque pays.  

La journée a débuté avec un panel de haut niveau présidé par S.A.R. la princesse Lalla Hasnaa du Maroc, durant lequel la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a souligné que « l’éducation est essentielle pour un avenir vert ». Elle joue un rôle crucial dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et la mise en pratique de l’accord mondial sur le changement climatique. Aux côtés de Mme Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), Mme Bokova a appelé les pays à intensifier leurs actions en faveur de l’éducation en vue du développement durable (EDD) et à mettre en œuvre l’article 12 de l’Accord de Paris relatif à l’éducation.

Lors d’une table ronde de l’après-midi, intitulée « Le développement durable commence avec les enseignants » et organisée conjointement avec l’Internationale de l’éducation, des professionnels et des experts internationaux se sont demandés comment les enseignants pouvaient intégrer l’enseignement et l’apprentissage relatifs au changement climatique dans les contextes formels et non formels. « Les enseignants portent la responsabilité importante de développer les compétences des apprenants mais aussi de leur faire adopter des mentalités et des modes de vie plus durables. Par conséquent, ils doivent recevoir un soutien, être recrutés, formés et motivés de manière adéquate et avoir la confiance nécessaire pour enseigner la durabilité », a dit Julia Heiss, chef d’équipe de l’EDD à l’UNESCO.

Trois enseignants du Réseau des écoles associées de l’UNESCO (réSEAU) en Afrique ont présenté les projets relatifs au changement climatique menés dans leurs établissements. M. Akissi Alhious Honoré Yapo, du Lycée Sainte Marie de Cocody en Côte d’Ivoire, a expliqué comment les élèves recyclaient les déchets pour faire du compost qu’ils utilisaient pour entretenir une forêt dont ils apprenaient à cultiver les plantes médicinales et les denrées alimentaires, à les utiliser et à les vendre à la communauté. « C’est un investissement sur le long terme. Les adultes de la communauté apprennent aux côtés des élèves, mais ce qui est encore plus important, c’est que lorsque ces derniers fonderont leur propre foyer dans une dizaine d’années, le développement durable fera partie de la vie quotidienne de toute la famille », a-t-il dit.

Le rôle clé des savoirs traditionnels

Une table ronde intitulée « Ne laisser personne de côté en matière d’éducation au changement climatique » et organisée par l’Alliance des Nations Unies pour l'éducation, la formation et la sensibilisation du public aux changements climatiques, dont l’UNESCO est membre, a mis l’accent sur le rôle et les initiatives des groupes vulnérables dans la lutte contre le changement climatique. Des experts et des représentants d’organisations de populations autochtones, de réfugiés, de personnes handicapées, de jeunes et de femmes ont insisté sur l’importance de s’assurer que les droits, les besoins et les contributions des différents apprenants soient pris en compte lors de la conception et de la promotion des programmes d’éducation au changement climatique. Par exemple, les savoirs traditionnels des populations autochtones ont un rôle important à jouer dans l’atténuation des effets du changement climatique et l’adaptation à ces derniers. Angus Mackay, de l’UNITAR, a souligné que « nous ne devons pas seulement atteindre les plus isolés, nous devons aussi être réceptifs à leurs messages, à leur sagesse et à leurs connaissances en matière de changement climatique ».

L’UNESCO a organisé une série de courts débats sur l’EDD dans un espace d’exposition spécialement consacré à des thèmes tels que l’éducation à l’eau, les économies et les compétences vertes, et la généralisation de l’EDD. Les enseignants du réSEAU de l’UNESCO se sont penchés sur les moyens de mobiliser les élèves pour l’action en faveur du climat.

L’UNESCO a également lancé deux nouvelles publications : “PLANET: Education for environmental sustainability and green growth(PLANÈTE : L’éducation au service de la durabilité environnementale et d’une croissance verte), du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO, qui examine comment l’éducation permet aux individus de mieux affronter les dangers associés aux changements climatiques et de réduire leur vulnérabilité face à ces derniers ; et “Action for Climate Empowerment: Guidelines for accelerating solutions through education, training and public awareness” (Action pour l’autonomisation climatique : directives pour accélérer l’élaboration de solutions par l’éducation, la formation et la sensibilisation du public), un document d’orientation à l’intention des responsables de l’élaboration des politiques, développé en collaboration avec la CCNUCC.

Enfin, Mme Bokova a présenté le projet UNESCO Green Citizens, qui met en lumière des projets remarquables d’EDD mis en place à travers le monde dans le cadre d’une exposition photographique. L’exposition itinérante est à l’aéroport de Marrakech Menara jusqu’à fin novembre et sera présentée dans d’autres aéroports marocains jusqu’en mars 2017.  




<- retour vers Toutes les actualités
Retour en haut de la page