16.12.2012 - ODG

Les États-Unis célèbrent le 40e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO à Washington et rendent hommage à M. Russell Train

© UNESCO/Paola Leoncini-Bartoli

La Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, a exposé une vision de la Convention du patrimoine mondial au XXIe siècle qui a impressionné les quelque 200 membres de la communauté attachée à la préservation de la culture qui participaient au gala de l’ICOMOS célébrant le 40e anniversaire de la Convention à Washington le 12 décembre.

« Nous sommes rassemblés pour célébrer une des idées les plus positives et visionnaires qui soient nées au siècle dernier », a-t-elle déclaré. « Le patrimoine culturel est une source d’énergie qui offre un socle de sagesse et de connaissance sur lequel édifier un avenir meilleur ; il est également une source de revenus et d’emplois pour les communautés locales aujourd’hui ».

Organisé par le Comité national américain du Conseil international des monuments et des sites (US/ICOMOS), ce gala de bienfaisance était présidé à titre honoraire par Mme Laura Bush, Ambassadrice honoraire de l’UNESCO pour la Décennie pour l'alphabétisation. Parmi les personnalités présentes, citons Mme Esther Brimmer, Secrétaire d'État adjointe pour les questions relatives aux organisations internationales ; Mme Rachel Jacobson, Secrétaire adjointe par intérim pour la pêche, la faune et la flore sauvages et les parcs au Ministère de l’intérieur ; S. E. M. David Killion, Ambassadeur, délégué permanent des États-Unis d’Amérique auprès de l’UNESCO ; M. Jonathan Jarvis, Directeur général du Service des parcs nationaux ; Mme Jan C.K. Anderson, Vice-Présidente de l’US/ICOMOS ; et M. Gustavo Araoz, Président de l’ICOMOS, qui a exhorté l’assistance à exprimer son soutien à la reprise du financement de l’UNESCO par les États-Unis.

Comme la Directrice générale avant lui, M. Araoz a souligné les défis que la Convention devait relever dans un monde globalisé et l’impératif, pour les États-Unis d’Amérique, de continuer à participer activement, partout dans le monde, au renforcement de la mise en œuvre de la Convention qui est un outil au service de la diplomatie culturelle mais aussi du développement durable et de l’inclusion sociale.

Le Président de l’ICOMOS a en outre souligné les conséquences d’un gel prolongé du financement de l’UNESCO par les États-Unis, qui risquerait de nuire à leur participation active aux travaux de l’Organisation, mettant en péril les initiatives présentes et futures que les États-Unis souhaitent mettre en œuvre en collaboration avec l’UNESCO.

M. Brimmer a déclaré que la Convention incarnait la coopération internationale à son plus haut niveau. « La Convention est l’histoire d’un succès international né aux États-Unis d’Amérique ».

Un hommage particulier a été rendu à M. Russell E. Train pour sa conception du patrimoine mondial, prônant la création d’un Fonds du patrimoine mondial, ce qui a conduit à l’élaboration de la Convention du patrimoine mondial, et pour son rôle prépondérant dans la protection de l’environnement à la tête du Fonds mondial pour la nature. M. Train, qui nous a quittés en septembre dernier, a été honoré à titre posthume.

M. Lee, M. Talbot et M. David Hales se sont aussi vu décerner un certificat du Département d’État et du Ministère de l’intérieur en reconnaissance de leur clairvoyance, qui a été une source d’inspiration pour l’élaboration de la Convention du patrimoine mondial et a conduit au concept révolutionnaire de « valeur universelle exceptionnelle » du patrimoine mondial.

La Directrice générale a en outre pris part à une table ronde à l’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, évoquant le traumatisme psychologique et émotionnel des enfants syriens réfugiés et les mesures prises par l’UNESCO pour répondre à leurs besoins grâce à la mise au point d’outils spécifiques de formation des enseignants dans les situations de post-conflit et de post-catastrophe.

Ces activités ont déjà débuté en Jordanie avec l’aide de la Commission européenne, ainsi qu’au Liban et en Iraq.

Les observations de la Directrice générale répondaient à l’étude menée conjointement par l’Université de New York et l’Université de Bahçeşehir, qui a révélé chez les enfants des camps de réfugiés un haut niveau de stress post-traumatique et de dépression grave.

Mme Bokova a aussi participé, au Département d’État et au Congrès, à un certain nombre de rencontres bilatérales au cours desquelles elle a clairement exposé les incidences à long terme de la suspension du financement de l’UNESCO par les États-Unis d’Amérique, qui sera préjudiciable à l’Organisation comme à eux-mêmes.

Elle a réaffirmé que les États-Unis et l’UNESCO partageaient les mêmes valeurs et intérêts, eu égard en particulier aux priorités essentielles de l’Organisation, comme la portée mondiale de l’action de l’Organisation dans les domaines de l’éducation, des progrès de l’égalité entre les sexes, de la promotion de la liberté d’expression et du pluralisme des médias ainsi que de la préservation du patrimoine culturel.

 




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