41 pays s’attaquent aux défis de l’alphabétisation

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Quels sont les obstacles au progrès de l’alphabétisation? Comment pouvons-nous accélérer le processus et relever ses défis ? Quels sont les partenariats possibles pour alphabétiser davantage de personnes ? Ces questions, entre autres, ont fait l’objet d’un débat de deux jours au Siège de l’UNESCO à l’occasion de la Journée internationale de l'alphabétisation.

Sur le thème « Atteindre les objectifs d’alphabétisation fixés pour 2015 : tenir les engagements », les ministres de l’Education et les représentants des 41 pays les plus en retard dans la réalisation des objectifs de l’Éducation pour tous se sont rassemblés les 6 et 7 septembre 2012 autour d’une Table ronde de haut niveau sur l’alphabétisation. Leur but : évaluer leurs faiblesses en matière d’alphabétisation et tenter de les surmonter. Des représentants d’ONG, de la société civile, de partenaires privés et d’agences des Nations Unies étaient également présents.

Selon le représentant de l’Iraq, « le principal problème pour la population analphabète est que le marché du travail exerce une pression beaucoup plus forte que l’enseignement » ; « un programme prévoyant une allocation pour les étudiants en alphabétisation a montré des résultats positifs ».

 Les rôles des institutions internationales, des programmes gouvernementaux, des donateurs privés, des ONG et de nombreux autres partenaires ont été examinés dans le but d’échanger les bonnes pratiques et d’identifier les stratégies inefficaces.

Le Pakistan a regretté le fait que la communauté des donateurs privés n’ait pas respecté ses engagements, un sentiment partagé par un certain nombre d’autres délégués. Selon le représentant du Maroc, la raison était d’ordre technique : l’éducation est un investissement à long terme et il est difficile de mesurer ses résultats de manière rapide et efficace. L’Inde a ajouté que toute perspective n’envisageant pas l’éducation comme un investissement à long terme était vouée à l’échec. 

Bien que l’accent ait été mis principalement sur les défis actuels, des initiatives réussies et des résultats prometteurs ont été examinés et partagés. Le Mexique a présenté des initiatives fructueuses, dont notamment l’identification d’intérêts communs avec les partenaires privés. Le Sénégal a constaté que lorsque les pays mettaient suffisamment l’accent sur l’éducation et l’alphabétisation, les partenaires privés et les ONG avaient tendance à suivre. Un représentant d’Intel a appuyé cette observation.

Les progrès technologiques offrent également de grandes possibilités pour renforcer l’éducation et l’information, comme l’a souligné le représentant de Nokia : le potentiel de l’apprentissage nomade est aussi vaste que l’utilisation du téléphone portable et pourrait être essentiel « pour élargir notre vision de l’apprentissage afin d’y inclure le temps passé en dehors de la salle de classe… Nous devons élargir l’apprentissage des adultes à un apprentissage 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ! » 

Lors de la cérémonie de remise des prix en l’honneur des lauréats des prix d’alphabétisation de l’UNESCO 2012, la Directrice générale Irina Bokova a évoqué les initiatives reconnues pour leur contribution remarquable comme étant « l’apprentissage sous sa forme la plus pertinente et la plus durable… Il n’existe pas de meilleur investissement que l’éducation ». Le chanteur ivoirien A’salfo a été nommé ambassadeur de bonne volonté en reconnaissance de ses efforts en faveur de la paix, de la tolérance et de l’autonomisation par le biais de l’éducation dans son pays d’origine, la Côte d’Ivoire. La soirée s’est terminée par un concert avec son groupe, Magic System. La cérémonie a rappelé avec force que l’alphabétisation était quelque chose à po<a name="_GoBack"></a>ursuivre, mais aussi à célébrer.

 

 

 

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