Amel Bent rencontre les femmes apprenantes au Sénégal – Emotions garanties

La nuit commence à tomber mais Amel Bent et les journalistes qui l’accompagnent doivent visiter une dernière classe. Celle d’Alpha Niague, dans la région du Lac Rose, située à environ 30 minutes de Dakar, la capitale du Sénégal.

Cette visite est toute particulière car la chanteuse est déjà venue l’an dernier, dans le cadre du projet PAJEF, un programme d’alphabétisation des jeunes filles et des femmes au Sénégal. Elle avait promis de revenir, et les habitants l’attendaient avec impatience. Soudain les cris, les chants, les larmes de bonheur, les accolades chaleureuses, Amel est arrivée.

Chaque femme, ayant participé au programme d’alphabétisation, tombe dans les bras de la chanteuse, l’émotion est à son comble. Aussitôt arrivée, elle reçoit en cadeau un boubou traditionnel, une coiffe et des bijoux. Les apprenantes sont ravies de montrer à Amel leur pièce de théâtre vantant les bienfaits de l’alphabétisation.

Plusieurs femmes du village témoignent et remercient le programme PAJEF, elles sont maintenant autonomes, lettrées. Le maire du village, tient également à s’exprimer car sa femme fait partie des apprenantes, ce projet d’alphabétisation est plus que nécessaire, il est vital pour l’avenir du pays.

Il fait désormais nuit noire mais personne n’est fatigué, chacun profite de l’instant, personne ne veut se quitter. Amel danse, chante, « Ma philosophie » rythmée au son les tam-tams et les cris des femmes, puis ces dernières entonnent l’Hymne national sénégalais, et c’est, la main sur le cœur, que Amel essaye de les suivre. Ce soir il n’y a pas de public pas de spectateurs, que des acteurs, œuvrant pour une cause commune. Les enfants, les nourrissons, les femmes, tout le monde est au rendez-vous, mais c’est bientôt l’heure de partir. L’espoir de se revoir est immense et partagé par tous.

...mais aussi avec les partenaires institutionnels

La chanteuse et son équipe ont également visité la ville de Rufisque, où, a récemment été implantée une classe virtuelle, classe où les jeunes filles et les femmes apprennent à lire et à écrire grâce à l’utilisation de téléphones portables ou d’internet. Malgré quelques soucis techniques les autorités en présence et Amel Bent ont échangé sur ce concept novateur. La chanteuse, émerveillée par ces idées n’a cessé de sourire. Après cette présentation, Amel improvisa une danse avec des dizaines d’enfants regroupés devant le bâtiment. La joie, les chants, les rires, tout le monde se prête au jeu. La spontanéité de l’instant se lit sur tous les visages et il est très difficile à la chanteuse de remonter dans le bus.

Plus tôt dans la matinée, Amel Bent s’était rendue au Bureau régional de l’UNESCO à Dakar. Car pour la seconde année consécutive, elle a été choisie en tant que Marraine du projet d’alphabétisation au Sénégal (PAJEF) résultant d’un partenariat entre l’UNESCO et Procter&Gamble.

« L’éducation est une arme »

De retour dans les locaux, la chanteuse a découvert les avancées du projet ainsi que les innovations apportées au projet initial. Concernant les nouveautés, La RTS (Radio Télévision Sénégalaise) propose un programme « Jang du wess » (« Il n’est jamais trop tard pour apprendre ») diffusant des capsules pédagogiques en langue nationale. C’est pourquoi, Amel Bent s’est rendue à la RTS pour participer à l’émission très populaire « Jeeg Ak Kereum » (« La femme dans son foyer) animée par Francesca Diafouné afin de rappeler son engagement pour le programme d’alphabétisation mais aussi pour lancer un appel aux femmes sur l’importance de l’alphabétisation, « l’éducation est une arme » a rappelé la chanteuse à l’antenne.

Après le tournage, c’est dans les locaux du Ministère de l'éducation nationale que le Secrétaire Général, Baba Ousseynou Ly, a reçu l’équipe. Lors de cette rencontre, l’accent fut mis sur l’efficacité du partenariat entre l’UNESCO, le Ministère de l’éducation nationale et Procter&Gamble. Les efforts tripartis et les résultats obtenus ont démontrés l’importance de cette campagne d’alphabétisation. Rappelons qu’au Sénégal, plus de la moitié des femmes sont analphabètes.

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