Pour des économies et des sociétés vertes : à l’ECOSOC, les ministres débattent des compétences

23.07.2012

Le rôle que joue l’EFTP dans la transition vers un monde plus vert a fait l’objet d’un débat lors du petit-déjeuner ministériel du 9 juillet, intitulé « Développer des compétences pour des économies et des sociétés vertes ». L’événement était organisé conjointement par l’UNESCO et l’OIT, au Siège des Nations Unies à New York, dans le cadre du segment de haut niveau.

©Picasa- Qian Tang, Assistant Director-General for Education among the distinguished speakers

Ce petit-déjeuner de travail s’inscrit dans la continuité du troisième Congrès international sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) et de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio +20). Il a rassemblé des représentants de haut niveau des gouvernements, du système des Nations Unies, de la société civile et du secteur privé, afin d’attirer l’attention générale sur le besoin de transformer les systèmes éducatifs, la formation et les compétences professionnelles, dans le but de parvenir à un développement qui soit résilient face au changement climatique, et à faible émission de carbone.


Le Sous-Directeur général pour l’éducation de l’UNESCO, Qian Tang, ainsi que le Président du Conseil économique et social, Miloš Koterec, figuraient parmi les orateurs principaux. Christine Evans-Klock, Directrice du Département des compétences et de l’employabilité de l’OIT, quant à elle, animait le débat.


Les participants ont évoqué les défis actuels majeurs, tels que la croissance rapide de la population, la dégradation de l’environnement et le changement climatique. Ils ont souligné le rôle d’une éducation verte et inclusive pour mener à un modèle de développement auto-suffisant et plus durable. Les participants ont également reconnu que l’élaboration d’économies et de sociétés vertes représentait une source de création d’emplois dans des secteurs comme l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique des bâtiments et de la construction, le transport durable et l’agriculture biologique. Toutefois, de l’avis général, « l’écologisation » des emplois et des compétences devait principalement se concentrer sur les professions qui existent déjà.


Le débat s’est également concentré sur la transformation des systèmes éducatifs et de la formation professionnelle afin de répondre aux nouveaux besoins des économies et des sociétés vertes. À cet égard, plusieurs exemples de réussites ont été présentés, notamment le système double allemand de formation initiale. La base de ce modèle repose sur l’obligation pour chaque travailleur d’acquérir des compétences vertes en plus de ses compétences professionnelles. Il requiert également une participation active du secteur des entreprises en matière d’EFTP. Un autre exemple, venant des États-Unis, est l’organisation d’ateliers écologiques de courte durée pour les employés.


Par ailleurs, outre le rôle que joue l’EFTP dans la transition vers un monde plus vert, d’autres sujets importants ont été débattus, tels que la nécessité de croissance économique, de bonne gouvernance et d’États de droit. Parmi les recommandations spécifiques formulées lors de la séance du matin, plusieurs idées ont été proposées : créer des partenariats et des programmes nationaux d’EFTP, construire des écoles vertes, mobiliser la volonté politique, impliquer des parties prenantes différentes, et renforcer les partenariats et la coopération intergouvernementale à tous les niveaux. Il a aussi été suggéré d’accorder une attention particulière aux principes d’équité, à l’éducation de base et à la formation, de même qu’aux questions de genre, en faisant participer les jeunes et les femmes à l’élaboration d’économies et de sociétés vertes. Les participants ont souligné la nécessité d’adapter les systèmes éducatifs, les programmes scolaires et les formations professionnelles afin de mieux accompagner les étudiants, les travailleurs et les entreprises dans leur contribution à la réalisation d’un développement plus durable. En outre, il a été proposé de porter plus d’attention aux zones rurales, et de promouvoir l’entreprenariat. Enfin, les participants ont exprimé le besoin important de créer un dispositif mondial qui permette de partager le savoir et les bonnes pratiques en ce qui concerne la création d’économies et de sociétés vertes.

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