17.06.2012 - Education Sector

Éducation pour le développement durable : le message passe auprès des gouvernements

© UNESCO/Camacho Urtiaga, A.

Le message passe auprès des gouvernements en matière d’éducation pour le développement durable (EDD). À l’occasion de la semaine de RIO+20, et à deux ans de la fin de la Décennie des Nations Unies pour l’Éducation au service du développement durable (DEDD, 2005-2014), coordonnée par l’UNESCO, des pays du monde entier se lancent dans un nombre croissant d’activités, et affichent une volonté accrue d’intégrer l’EDD dans les programmes scolaires.

La Chine inclut l’EDD dans la planification à moyen et à long terme de son enseignement ; les universités suédoises sont contraintes par la loi d’enseigner le développement durable ; la province canadienne du Manitoba réoriente ses écoles vers l’EDD ; l’Allemagne a officiellement présenté plus de 2 500 projets liés à l’EDD, et le Japon inclut désormais l’EDD dans ses directives nationales relatives aux programmes scolaires. En tout, 70 pays environ ont apporté un soutien explicite à l’EDD, et 71 ont créé un organe de coordination nationale de l’EDD. Beaucoup pensent que l’éducation aux économies vertes devrait être de plus en plus intégrée aux programmes d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP). 

Aux niveaux régional et international, 80 universités de 40 pays africains ont travaillé ensemble afin d’intégrer l’EDD dans leur enseignement, et les instituts de formation des enseignants de 60 pays coopèrent afin d’aborder, à l’avenir, la question du développement durable dans leurs cours. 

D’autres institutions des Nations Unies défendent de plus en plus la cause de l’EDD, perçue comme un moyen de surmonter les obstacles au développement durable, tels que le changement climatique. 

Cependant, malgré ces exemples de réussite, l’EDD est loin d’être adoptée partout. Bien des projets individuels, si excellents soient-ils, doivent encore être développés à une plus grande échelle. 

« L’UNESCO défendra inlassablement la cause de l’éducation, en particulier l’éducation en vue d’un avenir durable », a déclaré Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, qui plaide cette cause à Rio, lors de deux événements parallèles liés à l’EDD. 

Un rapport que l’UNESCO diffusera lors de la Conférence détaille les progrès qualitatifs réalisés durant la DEDD, tout en proposant des orientations futures. Intitulé Façonner l’éducation de demain : le rapport de 2012 sur la Décennie des Nations Unies pour l’Education au service du développement durable, il offre de nombreux exemples de bonnes pratiques et de réussites, comme l’initiative YouthXchange sur la consommation durable, lancée par l’UNESCO et le PNUE dans plus de 45 pays, ou le projet Sandwatch dans les Caraïbes, dans le cadre duquel des écoliers surveillent la qualité de leurs plages, projet qui a été reproduit dans plusieurs régions côtières du monde. 

« RIO+20 doit réussir, et cette réussite doit passer par un fort accent mis sur l’éducation », a déclaré Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO. « L’UNESCO s’emploie à placer l’éducation au centre de RIO+20, en lui accordant une importance que traduit bien le document final. »

 




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