08.11.2012 - Education Sector

Les ministres confirment l’importance de l’éducation pour atteindre les objectifs en matière de biodiversité.

© S. Arico

« Pour déclencher l’action, la prise de conscience ne suffit pas. Nous avons besoin de l’éducation. Et nous devons commencer par les écoles. » Mme Delphine Batho, ministre française de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, a clairement présenté les choses. L’éducation est un moteur essentiel pour atteindre les Objectifs d’Aichi pour la biodiversité, les 20 objectifs du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020, un cadre d’action exhortant l’ensemble des pays et des parties prenantes à sauver la biodiversité et à mettre l’accent sur les avantages qu’elle procure aux populations. Présentant une importance particulière pour l’éducation, l’Objectif 1 stipule : « D'ici à 2020 au plus tard, les individus sont conscients de la valeur de la diversité biologique et des mesures qu'ils peuvent prendre pour la conserver et l'utiliser de manière durable. »

« Et il ne faut pas s’en tenir à l’éducation des enfants » a déclaré Mme Jayanthi Natarajan, ministre indienne de l’Environnement et des forêts. Elle s’est exprimée lors d’un événement parallèle dans le cadre duquel les recommandations de la Conférence internationale sur la conservation de la biodiversité et l’éducation en vue du développement durable (13-14 octobre) ont été présentées, lors de la Convention sur la diversité biologique (COP 11), à Hyderabad, en Inde. Mme Batho a souligné : «  Le second levier que nous pouvons utiliser, c’est celui des autorités municipales locales, qui peuvent agir sur un certain nombre de moteurs liés à l’évolution et à la perte de biodiversité. Enfin, le troisième levier, c’est la société civile, qui fait écho et contribue à l’engagement des citoyens. 

M. Braulio Ferreira de Souza, Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique a estimé : « Nous devons accorder davantage d’attention aux idées positives : nous avons des problèmes, mais nous avons aussi des solutions, proposées par les enfants, les collectivités locales, etc. Nous devons motiver la société : même si les initiatives ne sont pas de grande envergure, collectivement, nous pouvons faire la différence. »

Ces déclarations ont fait écho à l’appel lancé par les participants à la conférence en faveur de l’éducation à la biodiversité et de projets d’apprentissage adaptés aux réalités actuelles. Quelque 280 enseignants, chercheurs, jeunes, responsables ministériels et représentants d’organisations internationales et d’ONG ont participé à la Conférence et souligné l’importance de prendre en compte diverses approches, de relier le global au local, d’inciter à l’action, d’inspirer les gens, d’impliquer la société, et de considérer l’éducation comme un outil permettant de produire des solutions concrètes aux problèmes liés à la perte de biodiversité.




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