Harcèlement homophobe

"Le harcèlement homophobe est « un outrage moral, une grave violation des droits humains et un problème de santé publique."

Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies

Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie

Source: UNESCO Multimedia Archives

Tous les jours, des élèves du monde entier se voient régulièrement privés de leur droit humain – fondamental et universel – à l’éducation parce qu’ils sont victimes de discriminations ou de violences à l’école, fondées sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité et expression de genre, réelles ou perçues.

Le harcèlement, qu’est-ce que c’est ?

Un(e) élève est victime de harcèlement lorsqu’il(elle) est exposé(e) de façon répétée, sur une période de temps donnée, à un comportement agressif qui inflige intentionnellement des blessures ou des désagréments par le contact physique, les agressions verbales, la bagarre ou la manipulation psychologique. Le harcèlement implique un déséquilibre des relations de pouvoir. Il comprend les moqueries, les railleries, l’utilisation de surnoms blessants, la violence physique ou l’exclusion sociale. L’agresseur agit seul ou au sein d’un groupe de pairs. Pour en savoir plus

Le harcèlement homophobe, qu’est-ce que c’est ?

Le harcèlement fondé sur une orientation sexuelle ou une identité de genre supposée constitue un type de harcèlement particulier : le harcèlement homophobe. Des études démontrent que les jeunes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres ne sont pas les seuls à souffrir de harcèlement homophobe ; des élèves qui ne s’identifient pas en tant que lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres en sont également victimes.

Que fait l’UNESCO ?

L’UNESCO a organisé la toute première consultation internationale des Nations Unies sur le thème du harcèlement homophobe dans les établissements d’enseignement. Elle a réuni des experts d’institutions des Nations Unies, d’ONG, de ministères de l’éducation et du milieu universitaire de plus de 25 pays. La consultation a clairement démontré l’ampleur du harcèlement homophobe dans les établissements d’enseignement du monde entier, et a fourni de nombreux exemples des meilleures pratiques utilisées, notamment en termes de cadres politiques et d’interventions visant à prévenir et à résoudre le problème.

Les conclusions de la consultation ont été rassemblées dans une publication intitulée Politiques rationnelles et bonnes pratiques en matière d’éducation au VIH et à la santé – Brochure 8 : Réponses du secteur de l'éducation au harcèlement homophobe.

L’UNESCO a présenté la publication et ses conclusions lors d’une Réunion de haut niveau sur les Réponses du secteur de l’éducation au harcèlement homophobe, qui s’est tenue le 16 mai 2012. Cette réunion a rassemblé les principales parties prenantes, notamment des organisations de la société civile œuvrant dans ce domaine. La réunion a eu lieu à la veille de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHO). La vidéo de la Réunion est disponible en version originale (anglais/francais/portugais), Française et Anglaise.

En 2012, le thème de l’IDAHO est « Combattre l’homophobie et la transphobie dans et par l’éducation ». Pour aider les écoles à marquer la Journée, le Comité IDAHO et l’UNESCO ont élaboré un plan de leçon à l’intention des enseignants et des animateurs comprenant quatre activités scolaires adaptées aux différentes tranches d’âge (primaire et secondaire).

Des activités sont également organisées au plan national. En Asie, par exemple, l’UNESCO a produit un film, "Addressing homophobia in and through schools: Promising examples from Thailand" [Faire face au problème de l’homophobie à l’école et grâce à l’école : exemples prometteurs observés en Thaïlande], et apporte son soutien à une réunion de sensibilisation à l’homophobie et à la transphobie. En Amérique latine, l’UNESCO a produit une vidéo intitulée “Embrace diversity in school: say no to HIV-related stigma and other forms of discrimination” [Accueillir la diversité à l’école : dire non à la stigmatisation des séropositifs et aux autres formes de discrimination].

 

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