Principes fondamentaux

L’Acte constitutif de l'UNESCO établit certains principes fondamentaux tels que : le principe de non discrimination ; l’égalité des chances et de traitement ; l’accès universel à l’éducation ; le principe de la solidarité.

Ces principes fournissent la base et les lignes directrices de l’action normative de l’Organisation. 

Principe de non discrimination

Rizières, jeunes enfants, Indonésie

©UNESCO/Malempré, G.
Rizières, jeunes enfants, Indonésie

L’éducation doit être accessible à tous, en droit comme dans les faits. Le principe de non discrimination est établi dans l’Acte constitutif de l’UNESCO (article 1, para 2 b). Guidée par sa mission consistant à réaliser graduellement « l’idéal d’une chance égale d’éducation pour tous, sans distinction de race, de sexe ni d’aucune condition économique ou sociale », l’UNESCO a adopté en 1960,la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement.

Cette Convention marque une étape importante en fournissant les bases juridiques du droit à l’éducation. Elle a constitué le premier traité international concernant l’éducation en tant que telle à être adopté. D’autres instruments élaborés par l’UNESCO et par le système des Nations Unies établissent également ce principe. L’article 2 de la  Déclaration universelle des droits de l'homme, par exemple, proscrit toute forme de discrimination.

Selon l’article premier de la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement, le terme « discrimination » comprend toute distinction, exclusion, limitation ou préférence qui, fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou tout autre opinion, l’origine nationale ou sociale, la condition économique ou la naissance, a pour objet ou pour effet de détruire ou d’altérer l’égalité de traitement en matière d’enseignement.

Égalité des chances et de traitement

Des enfants handicapés ont droit à l'éducation

©UNESCO /Olav A. Saltbones
Des enfants handicapés ont droit à l'éducation

La première mention de « l’égalité des chances » dans un traité international concernant l’éducation a été dans le préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO (« les États signataires de cette Convention, résolus à assurer à tous le plein et égal accès à l’éducation … »).

La Déclaration universelle des droits de l'homme proclame à l’article 26 une idée plus ou moins analogue, à savoir : « l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite ».

La Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement (1960) et la Convention relative aux droits de l'enfant (1989) font toutes les deux référence au principe général de « l’égalité des chances ». En effet, la Convention de 1960 a été en partie conçue pour promouvoir ce principe (précisément « l’égalité de chance et de traitement en matière d’enseignement ») et a inclus l’article 4 à cet effet.

La Convention sur l'enseignement technique et professionnel (1989) reconnaît également le « droit égal d’accès à l’enseignement technique et professionnel ».http://cms01.unesco.org/?id=

Accès universel à l’éducation

Deux jeunes filles, Pakistan

©UNESCO/Akhtar Soomro
Deux jeunes filles, Pakistan

L’accès universel à l’éducation constitue le principe fondamental du droit à l’éducation. Il est présent dans la partie normative de la plupart des instruments élaborés par l’UNESCO dans le domaine de l’éducation.

Instruments principaux :

La Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement, adoptée par le Conférence générale de l’UNESCO le 14 décembre 1960.

La Declaration mondiale sur l'education pour tous : Répondre aux besoins éducatifs fondamentaux et le Cadre d'action pour répondre aux besoins éducatifs de base : Principes directeurs pour l’application de la Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous, adoptés par la Conférence mondiale sur l'éducation pour tous à Jomtien (Thaïlande) le 9 mars 1990.

La Déclaration de Recife des pays E-9, adoptée le 2 février 2000 à la Réunion ministérielle de l’E-9, Recife, Brésil.

Le Cadre d'action de Dakar - L'Education pour tous: tenir nos engagements collectifs, adopté par le Forum mondial sur l’éducation (Dakar, Sénégal, le 28 avril 2000).

Principe de la solidarité

Célébration de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale (20 mars 2004)

© UNESCO/Roger Dominique

Le principe de la « solidarité intellectuelle et morale » de l’humanité, consacré dans l’Acte constitutif de l’UNESCO, est un atout pour la réalisation du droit à l’éducation pour tous.

Déjà présent dans la Declaration mondiale sur l’education pour tous (1990), il a inspiré le Forum mondial sur l'éducation, dans lequel la communauté internationale a affirmé qu’ « aucun pays sérieusement engagé en faveur de l’Éducation pour tous ne verra ses efforts compromis faute de ressources suffisantes ».

 

 

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