Investissement

Jardin d’enfants de Leififi, Samoa

©UNESCO/Laura Berdejo
Jardin d’enfants de Leififi, Samoa

Mobiliser des ressources représente la plus grande des difficultés auxquelles les pays sont confrontés dans leurs efforts pour développer l’éducation et la protection de la petite enfance et en améliorer la qualité. Cette tâche est particulièrement difficile dans les pays en développement car la question de la petite enfance peut y être éclipsée par d’autres priorités plus urgentes telles que l’éducation primaire universelle.

Les gouvernements, si jamais ils traitent la question, abordent souvent la petite enfance dans le cadre de la politique sociale nationale ou des services de santé.  

En 1990, la Déclaration de Jomtien sur l’Éducation pour tous (EPT) a affirmé que les pays devaient considérer que la petite enfance faisait partie de l’éducation de base. Une fois que les pays ont reconnu la valeur positive de l’investissement de l’État dans ce domaine, le défi suivant est de collecter des fonds. En général, le financement public consacré à la petite enfance est extrêmement réduit. C’est pourquoi il peut être efficace de se tourner vers le secteur privé (à but lucratif et non lucratif).

La participation du secteur privé, qui utilise les méthodes de marché, peut également garantir une plus grande efficacité dans l’exécution des services. Néanmoins, les gouvernements doivent mettre en œuvre des mesures de financement complémentaires pour garantir l’égalité d’accès des enfants pauvres et défavorisés. En effet, les méthodes de marché utilisées seules pour accroître le nombre de services à la petite enfance ont tendance à favoriser les plus privilégiés qui ont pourtant les moyens de s’offrir les services en question.

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