29.09.2010 -

Le contrôle qu’exerce le marché sur les services d’EPPE n’est pas une option

Tenter de répondre à la question du renforcement des programmes d’éducation et de protection de la petite enfance, notamment en direction des enfants les plus vulnérables et les plus défavorisés, a été au cœur des débats de la deuxième journée de la Conférence mondiale sur l’éducation et la protection de la petite enfance, qui se déroule actuellement à Moscou.

Le message clair qui est ressorti de l’ensemble des sessions est que le secteur public doit être le premier responsable de ce secteur. Les gouvernements ont un rôle central à jouer. Ils doivent adopter des politiques fortes et claires assurant l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité. Par ailleurs, ils doivent élaborer de solides cadres juridiques qui garantissent le respect des droits et la continuité des services éducatifs. Enfin, ils doivent pouvoir s’appuyer sur des sources de financement saines et fiables.  

Une éducation et une protection de la petite enfance de qualité, cela a un prix, a déclaré Helen Penn de l’université de l’Est de Londres. Elle a estimé que ce coût se situe entre 7 600 et 22 000 dollars US par an. Dans de nombreux pays, a-t-elle ajouté, ces services sont principalement fournis par des entrepreneurs. Cette situation aggrave les inégalités car les riches peuvent se permettre de payer davantage pour que leurs enfants bénéficient de services de meilleure qualité.  

Le contrôle que le marché exerce sur ces services n’est donc pas une option, a déclaré Charles Bruner du Centre des politiques de l’enfant et de la famille des Etats-Unis. L’implication du secteur public est indispensable à la mise en œuvre de programmes de qualité, accessibles à tous les enfants, en particulier dans les « quartiers soumis à de multiples facteurs de vulnérabilité », a-t-il ajouté.   

M. Danny Faure, vice-Président des Seychelles, a abondé dans le même sens et souligné que dans son pays, « les financements novateurs (destinés à l’éducation et à la protection de la petite enfance) sont toujours octroyés par les gouvernements ».

Les participants ont également examiné des rapports sur la situation de l’éducation et de la protection de la petite enfance.   

Les sessions du 29 septembre seront consacrées à la présentation des meilleures pratiques, à l’étude des programmes modèles mis en place à Moscou, à Cuba et à l’île Maurice, ainsi qu’à plusieurs thèmes spécifiques, tels que l’équilibre entre quantité et qualité ; l’exclusion et la marginalisation et l’EPPE en situation de crise ou de post-crise.  

La conférence s’achèvera demain soir par l’adoption du Cadre d’action et de coopération. <a name="_GoBack"></a>

 




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