Projet en Europe 2003-2005

Tester des solutions pour enrayer la fuite des cerveaux en Europe du sud-est

La migration des personnes qualifiées d’Europe du Sud-Est a atteint des niveaux inquiétants dans les années 1990. Les institutions d’enseignement supérieur et de recherche ont été particulièrement touchées par ce phénomène, et on aurait pu craindre que l'affaiblissement de la recherche ait des conséquences négatives sur les capacités nationales.

Afin d’aider la région à faire face à ces questions, l’UNESCO et HP se sont associés en 2003 pour mettre en oeuvre des ressources technologiques et financières permettant aux jeunes scientifiques de rester dans leur région en travaillant sur des projets communs de recherche avec leurs compatriotes à l'étranger.


Le projet a débuté avec cinq institutions de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, du Monténégro et de Serbie, puis a été étendu à deux autres universités d’Albanie et de l'ex-République yougoslave de Macédoine.

Le Bureau de l'UNESCO à Venise a offert son expertise en matière de recherche scientifique et sa connaissance de la région ; il a coordonné la mise en œuvre du projet tandis qu’HP apportait des fonds, du matériel de pointe et une expertise technique.

Les jeunes scientifiques des universités participantes ont pu établir des contacts avec leurs collègues de même nationalité à l'étranger à travers une plate-forme informatique permettant l'utilisation d’une grille. Dans certains cas, les universités ont pu déposer leur candidature pour des projets de recherche financés par les secteurs public ou privé, encourageant de la sorte les scientifiques à rester dans leur pays et poursuivre leurs travaux de recherche.

En 2006, une évaluation de l'initiative a montré qu'elle avait contribué au renforcement de la coopération scientifique et à l’amélioration des capacités de recherche. L’UNESCO et HP ont donc décidé de l’étendre à d'autres régions affectées par l'exode des universitaires. 

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