20.02.2012 - Education Sector

L’éducation pour le développement durable préserve la diversité linguistique et culturelle.

© CARE Peru

La Journée internationale de la langue maternelle (21 février) est l’occasion de faire valoir le rôle essentiel de l’éducation pour le développement durable dans la sauvegarde et la promotion des langues maternelles. Parmi les quelque 6 000 langues et dialectes du monde, 50 pour cent d’entre elles sont menacées.

Une langue disparait en moyenne toutes les deux semaines, emportant avec elle tout un patrimoine culturel et intellectuel. La protection de la diversité linguistique est un défi pour le développement durable. Les langues véhiculent les savoirs et savoir-faire locaux, elles sont un outil de durabilité irremplaçable. La diminution du nombre de locuteurs détenteurs de savoir traditionnel a un effet direct sur l’environnement. Ainsi, la diversité linguistique est le reflet de la diversité naturelle. Ces deux valeurs garantissent la prospérité des générations présentes et futures. Ce sont d’elles que dépend l’avènement du développement durable. Depuis toujours, l’éducation pour le développement durable place la promotion des langues maternelles en priorité dans ses objectifs avec la lutte contre l’analphabétisme.

CARE est une association de solidarité internationale qui se bat pour que tous les enfants du monde aient accès à une éducation de qualité afin d’acquérir la confiance en soi et les aptitudes dont ils auront besoin toute leur vie. Au Pérou, un pourcentage important de la population ont pour langue maternelle le quechua ou l'aymara, pourtant l'apprentissage s’effectue encore en espagnol. Les élèves des écoles primaires rencontrent des difficultés pour apprendre à lire et à communiquer, et ceux qui arrivent en fin de primaire n’ont en général pas acquis les compétences de base pour la compréhension écrite, la rédaction de textes, et le raisonnement logique mathématique.

Dans le département de Puno au Pérou, CARE a mis en place des salles de classe dotées de matériel pour l'apprentissage de l’espagnol en tant que deuxième langue et la formation des instituteurs pour une éducation interculturelle et bilingue comme l'exige la réalité péruvienne. Mais aussi des ateliers de sensibilisation et d’information des autorités locales, des chefs de famille et des représentants de la société civile, sur l’importance de l’éducation avec notamment des échanges d'expérience avec des professeurs d'autres départements ou des pays frontaliers.

Au Pérou comme partout dans le monde, l’éducation pour le développement durable contribue à la préservation des langues maternelles.




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