L’UNESCO participe à la première Conférence nationale de la Tunisie sur la réforme de l’éducation

24.04.2012 10:43 Il y a : 2 yrs

Une Conférence nationale sur la « Méthodologie pour la réforme du système éducatif » a été organisée par le Ministère de l'éducation à Tunis, du 29 au 31 mars 2012.

Cette conférence marque la première étape d’un processus nécessaire de consultation nationale qui permettra de tracer une feuille de route pour la réforme de l’éducation. Étudiants, enseignants, syndicats d'enseignants, éducateurs, chercheurs, représentants de partis politiques et de la société civile ont pris part à la consultation. Les représentants de plusieurs pays et de sociétés multinationales, ainsi que des principales organisations du système des Nations Unies, dont l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE) de l’UNESCO et le Bureau de l’UNESCO de Rabat, ont partagé leurs expériences sur la réforme et le développement du système éducatif.

Le Directeur de l’IIPE, Khalil Mahshi, a évoqué l’expérience acquise par l’Institut grâce à son engagement dans de nombreux pays qui ont reconstruit et réformé avec succès leur système éducatif. Il faut, a-t-il dit, une forte volonté politique et un engagement au plus haut niveau de l’État, ainsi que des consultations régulières avec les parties prenantes qui doivent s’impliquer dans la planification et la mise en œuvre des politiques. Enfin, il a indiqué que tous les partenaires devaient partager les responsabilités dans la mise en œuvre de la réforme.

M. Mahshi a également évoqué les défis actuels que représentent le développement et l'éducation. Il a conclu en définissant quelques-unes des priorités qui pourraient figurer dans l’agenda international pour le développement de l’éducation post-2015, notamment : l'amélioration des résultats d'apprentissage, l'engagement des jeunes dans la planification de l'éducation pour le changement social et le développement durable, l'équilibre entre les femmes et les hommes aux postes de décision, la lutte contre la corruption, une bonne gouvernance en matière d'éducation et, enfin, l'atténuation des conflits et la réduction des risques de catastrophes grâce à l'éducation.

Les discussions entre les intervenants tunisiens ont été intenses, parfois même houleuses. L’ensemble des participants a montré un vif intérêt pour le développement de la Tunisie à l’issue de la révolution, et pour la réforme de son système éducatif afin de répondre aux aspirations de la société.

La Conférence s’est conclue par des recommandations pour la feuille de route et le choix de la meilleure méthode en vue de la réforme, ainsi que pour les étapes concrètes qui allaient suivre. Le plus important était de mettre en place une législation et des mécanismes pour une vaste participation nationale à la réforme de l'éducation, en commençant par un diagnostic et une évaluation en profondeur du système éducatif. Des équipes spécialisées d’éducateurs, de chercheurs, d’évaluateurs et de planificateurs seront notamment chargées du suivi.

Liens:

Site web de la Conférence (en arabe)
Comment l'IIPE contribue au développement des capacités dans la région arabe


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