Metin Arditi lance une initiative auprès des jeunes universitaires

© TDR / Metin Arditi, Envoyé spécial de l’UNESCO pour le dialogue interculturel

Le 30 octobre 2014, l’Envoyé spécial de l’UNESCO Metin Arditi a lancé une nouvelle initiative avec le soutien de la Fondation Arditi pour le dialogue interculturel.  

Cette initiative consiste à organiser un concours parmi les étudiants des cinq principales Universités israéliennes : l’Université Bar-Ilan, l'Université Ben Gourion, l’Université de Haïfa, l’Université de Tel Aviv, et l'Université hébraïque de Jérusalem. Le but du concours est d’écrire une brève histoire abordant des thématiques propres à la société israélienne, sur le sujet suivant : «Dans la peau des autres» - Juifs et Arabes en Israël. Le jury de ce concours, présidé par Monsieur Arditi, est composé d’éminentes personnalités comme Monsieur Frederick De Klerk, ancien Président de l’Afrique du Sud, Madame Micheline Calmy-Rey, et Monsieur Pascal Couchepin, tous deux anciens Présidents de la Confédération suisse, Madame Sandrine Salerno, Maire de Genève et bien d’autres. Les gagnants de ce concours se verront attribuer par la Fondation Arditi une généreuse récompense financière. 

Metin Arditi a mis son talent au service de l’UNESCO depuis décembre 2012. Il a réalisé plusieurs projets en faveur de la paix et du développement. Il a également lancé un cycle de conférences publiques intitulé « Le patrimoine culturel de l’humanité : un outil pour la paix », dont l’objectif était de sensibiliser l’opinion publique au rôle vital de la culture pour la paix et à la nécessité de préserver le patrimoine en temps de guerre.    

En juin 2014, le titre d'Envoyé spécial de l’UNESCO pour le dialogue interculturel a été octroyé à Metin Arditi par la Directrice générale de l’UNESCO, Madame Irina Bokova.

Marianna Vardinoyannis, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, participe à la cérémonie de lancement des célébrations du 70e anniversaire de l’UNESCO

©Cyril Bailleul / Mme Marianna Vardinoyannis, Ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO, prononce son discours au Siège de l'UNESCO, le 31 octobre 2014

En sa capacité d’Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, Marianna Vardinoyannis a participé à la cérémonie de lancement des célébrations du 70e anniversaire de l’UNESCO, qui a été organisée au Siège de l’Organisation le 31 octobre 2014. Cette cérémonie a rendu hommage à Nelson Mandela, l’un des plus éminents Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO et lauréat du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix en 1991, qui a incarné de manière exceptionnelle les valeurs au cœur du mandat de l’UNESCO par sa contribution unique à la paix internationale.

Lors de son discours d’ouverture, la Directrice générale a déclaré ce qui suit : « Cet anniversaire est un moment pour chacun de nous de renouveler notre engagement envers les principes fondateurs de cette Maison de la Paix, les valeurs que nous partageons, le rêve qui nous unit qui est celui d'un monde meilleur, d’un monde de droits et de la dignité...Nous avons besoin d'un nouvel humanisme aujourd'hui, de renforcer les fondements de la paix et d’un développement durables, à tisser le progrès technique, économique et financier avec un engagement ferme avec des valeurs universelles. C’est la raison pour laquelle je voulais que cet anniversaire rende hommage à un homme d’envergure universelle, à un homme qui a incarné notre foi en la dignité humaine, notre croyance en la capacité de chaque femme et d'homme à changer la société grâce à la tolérance, à la paix et à la conviction....

Mme Vardinoyannis s’est associée à cet hommage par ces mots : « Un grand nombre de valeurs de l'UNESCO sont cristallisées dans la philosophie de Mandela, telles que la paix, la tolérance, la diversité, le dialogue, la solidarité, la compréhension, le respect des droits humains et de la dignité. Aujourd'hui, nous avons tous beaucoup de raisons de ressentir de la fierté : Nous rendons hommage à la mémoire de ce grand homme, mais nous faisons tous également partie de l'UNESCO et l'UNESCO fait partie de nous. Tout au long des 70 dernières années, l'UNESCO est devenue le plus noble reflet de notre culture. Comme Ambassadeurs de bonne volonté invités à contribuer à ce travail colossal, nous nous sommes engagés aujourd'hui, de tout cœur, à continuer à diffuser les idéaux que Nelson Mandela a si fidèlement défendu tout au long de sa vie ».

D’autres personnalités éminentes ont pris part à cet événement en prononçant des éloges : S. Exc. Monsieur Michel Joseph Martelly, Président de la République d’Haïti, le Professeur Iba Der Thiam, Député de l’Assemblée nationale, représentant Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal, Monsieur Nathi Mthethwa, Ministre des arts et de la culture de la République d’Afrique du Sud, Monsieur Lakhdar Brahimi, membre du comité des "Elders" pour la paix dans le monde, Monsieur Hao Ping, Président de la Conférence générale de l’UNESCO, enfin Monsieur Mohamed Sameh Amr, Président du Conseil Exécutif de l’UNESCO.

L’hommage a également donné lieu à plusieurs performances artistiques lors desquelles les artistes suivants se sont illustrés : Mory Kanté, chanteur et musicien guinéen, Mahotella Queens, groupe sud-africain, Sally Nyolo, chanteuse camerounaise, accompagnée par David Myriam, artiste de Sand Art, et  Sam Tschabalala, chorégraphe, en compagnie de ses danseurs.

Cet événement a été organisé grâce au généreux soutien de Madame Marianna Vardinoyannis, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO.: Madame D’autres personnalités associées à notre Organisation ont également contribué par leur présence au succès de cette célébration :  Ute-Henriette Ohoven, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, Comtesse Setsuko Klossowska de Rola, Monsieur Alain Husson-Dumoutier, Monsieur Ino Mirkovic, et Monsieur Amri Aminov, Artistes de l’UNESCO pour la paix.

Salif Traoré a fait vibrant plaidoyer en faveur de l’alphabétisation

Lors du concert de Magic System, qui a eu lieu le 13 septembre dernier à l’Olympia, Salif Traoré (A’Salfo), Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, a transmis au public un message profond en faveur de l’alphabétisation et sur l’importance de favoriser l’éducation des filles sur le continent africain. Ce message a précédé la chanson « Savoir » dont les droits sont cédés aux programmes de l’UNESCO dans le domaine de l’alphabétisation.

Le disque d'or pour l'album « Africainement vôtre » a été également remis aux membres du groupe Magic System au cours de la soirée du 13 septembre dernier.

Salif Traoré a été nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO en septembre 2012. Le 9 septembre 2013, à l’occasion de la journée internationale de l’alphabétisation, Salif Traoré a lancé la chanson « Savoir » au cours d’un événement qui a été organisé au Siège de l’Organisation. Composée spécialement pour l’UNESCO, il s’agit d’une chanson collégiale qui réunit une dizaine d’artistes africains et dont les fonds seront intégralement reversés à l’Organisation pour soutenir ses projets dans le domaine de l’alphabétisation.

Interview avec Jean-Michel Jarre, Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO

Propos recueillis par Georgi Gotev



Bonjour Jean Michel Jarre : pas besoin d’introduction pour vous. Deux mots pour moi, je viens de l’Europe de l’Est et pour moi et beaucoup de mes contemporains les Beatles, Pink Floyd, Jean-Michel Jarre ont changé notre vie, vous avez accéléré la chute du mur de Berlin. En êtes-vous conscient ?

J’en ai été conscient après coup. Parce que, quand on fait les choses, on ne se rend pas compte par définition de l’impact qu’elles peuvent avoir. C’est vrai que, dès le début de mon travail, j’ai eu des lettres qui venaient de l’Europe de l’Est, des pays de l’Est qui subissaient la dictature soviétique, des lettres qui m’ont beaucoup touchées et encouragées.

C’est-à-dire que ma musique a été perçue, dès le départ, comme un symbole d’évasion, de liberté, interdite dans des pays de l’autre côté du mur, et notamment en Russie, en Union soviétique. Ceci a donné un sens supplémentaire à mon travail de créateur et de musicien. Et, dès le départ, j’ai développé des relations personnelles avec un certain nombre de pays, avec la Bulgarie, qui a été l’un des premiers pays où les gens m’ont envoyé des lettres d’encouragement. Paradoxalement, autant que dans mon propre pays. C’est quelque chose qui m’a évidemment touché, qui fait partie de mon ADN, d’une certaine manière. Lire la suite

Coup d’envoi à Istanbul de la deuxième Journée internationale du jazz

©Aude Perrier.com pour l'UNESCO
International Jazz Day logo

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova et l’Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO pour le dialogue interculturel, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu et le ministre de la culture et du tourisme, Ӧmer Ҫelik ont annoncé que l’événement principal de la deuxième Journée internationale du jazz aurait lieu à Istanbul (Turquie).

Célébrée chaque année le 30 avril, la Journée internationale du jazz rassemble des communautés, des écoles, et des groupes du monde entier pour célébrer le jazz, en apprendre davantage sur ses origines et mettre en avant le rôle que joue cette musique pour transcender les différences. Cette année, le principal concert pour la Journée internationale du jazz aura lieu à Istanbul, Turquie. « Je suis ravie d’annoncer qu’Istanbul accueillera les célébrations de la Journée internationale du jazz le 30 avril. Point de rencontre des cultures mondiales, Istanbul est un lieu idéal pour mettre en avant l’influence considérable du jazz. Des célébrations officielles, des concerts et des programmes éducatifs auront lieu à Istanbul et dans le monde, en écho à l’immense succès qu’a connu l’année dernière la première Journée internationale du jazz ».

Initié avec le Thelonious Monk Institute of Jazz, la Journée internationale du jazz a été adoptée par les Etats membres de l’UNESCO sur une proposition de l’Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO Herbie Hancock afin d’encourager et de mettre en valeur le rôle unique du jazz en matière de dialogue interculturel. Le programme et les événements organisés dans le cadre de cette Journée seront coordonnés avec les 195 Etats membres de l’UNESCO.

« La Journée internationale du jazz est un moyen de souligner, de soutenir et de servir de levier au pouvoir unificateur de la musique à travers des célébrations et des activités chaque année le 30 avril », a déclaré Herbie Hancock. « La Journée internationale du jazz est l’occasion de célébrer le jazz, de l’étudier et de jouer dans le monde entier pendant 24 heures. Elle favorise les échanges entre les légendes du jazz, les chercheurs, les compositeurs, les musiciens, les danseurs, les écrivains et les penseurs qui saisissent la beauté, l’esprit et les principes du jazz, partageant des expériences et des moments sur scène dans nos grandes villes et nos villages, sur les sept continents ».

Les célébrations à Istanbul débuteront le matin avec un concert de lycéens dirigé par Herbie Hancock, Wayne Shorter et d’autres. Le soir, à Hagia Irene (dans la cour extérieure du palais de Topkapi, un site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO), des musiciens du monde entier parmi lesquels John Beasley, George Duke, Robert Glasper, Herbie Hancock Abdullah Ibrahim ou Keiko Matsui se produiront sur scène.

Le Thelonious Monk Institute of Jazz travaillera avec l’UNESCO et ses Etats membres, ses commissions nationales, ses réseaux, les écoles associées, les universités et les instituts, les médias et les ONG pour promouvoir les événements organisés dans le cadre de la Journée du jazz. Bibliothèques, écoles, centres culturels et artistes de toutes les disciplines dans le monde seront encouragés à célébrer cette journée par des présentations, des concerts et autres activités liées au jazz. A ce jour, 80 événements sont prévus dans plus de 30 pays.

Pour plus d'informations: http://www.unesco.org/new/en/jazz-day et www.jazzday.com 







Forest Whitaker travaille avec l'UNESCO pour promouvoir la paix au Sud-Soudan

© Ericsson
Forest Whitaker delivers a workshop in Hope North, Uganda.

Avec 72% de sa population âgée de moins de 30 ans, un avenir de paix pour le Sud-Soudan, le pays le plus jeune au monde, est entre les mains des jeunes. Pour encourager la nouvelle génération des dirigeants, qui se sont engagés en faveur de la prévention des conflits et de la réconciliation, Forest Whitaker, Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO pour la Paix et la Réconciliation a annoncé aujourd'hui le lancement du réseau Youth Peacemaker dans le Sud-Soudan qui sera réalisé par sa Fondation PeaceEarth. Ce réseau sera développé en étroite coopération avec le bureau de l'UNESCO à Juba, les Ministères du Sus-Soudans de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, en étroite coopération avec les partenaires tels que Zain et Ericsson.

Les jeunes qui représentent les 10 États du Sud-Soudan seront formés par les experts locaux et internationaux, spécialisés dans les domaines de la résolution du conflit, le leadership, la paix, la construction de la communauté ainsi que les compétences en matière de la médiation. Ces jeunes vont former les rapports pacifiques et non violents avec leurs partenaires, et pour cela ils travailleront en étroite collaboration avec leurs communautés, et vont s’engager en faveur des jeunes à l'échelle nationale, et bénéficieront d'un encadrement et d’une formation dans les domaines de la gestion d'entreprise pour promouvoir l'apprentissage axés sur les compétences des opportunités.

«La réconciliation est un processus lent, et il faut souvent autant de temps pour sortir d'un conflit qu'il a fallu pour s’y engager», a déclaré Forest Whitaker. «C'est la raison pour laquelle il est si important de travailler avec les jeunes pour promouvoir l'importance de l'éducation, la sensibilisation personnelle et le leadership pour construire la résolution pacifiques des conflits et les techniques qui y mènent."

PeaceEarth et le bureau de l’UNESCO à Juba travaillent en coopération étroite avec les Ministères Sud-Soudanais de la Jeunesse, de la Culture et du Sport ainsi que les Ministères au niveau fédérale et avec les diverses Associations pour le Jeunesse afin de créer les centres informatiques dans les capitales des Etats fédéraux du Sud-Soudan. Ces centres aideront aux participants du Réseau Youth Peacemaker pour partager leurs expériences et pour accéder aux formations complémentaires à travers de la plate-forme accessible en ligne, sur le site : www.peaceearth.org M. Cirino Hiteng Ofuho, le Ministre de la Culture du Sud-Soudan de la Jeunesse et du Sport, a déclaré à propos de ce projet : «Le fait que les jeunes ont une espace pour apprendre et pratiquer leurs compétences en informatique et pour communiquer avec les jeunes de différents États du Sud-Soudan et d’autres pays, leur offrira perspectives d'avenir en leur permettant ainsi de construire leurs relations et de briser certains malentendus qui sont souvent à l’origine même des conflits".

«La paix est un facteur favorable au développement et à la prospérité du Sud-Soudan et à la construction d'une identité nationale", a déclaré M. Khaled Salah, Chef du Bureau de l’UNESCO à Juba. «Il est essentiel de responsabiliser les jeunes et de les former aux compétences dont ils auront besoin pour être les leaders de demain."

Ce programme profite également de l'expertise de ses principaux partenaires présents sur le terrain. L'UNESCO facilite l'accès sécurisé des jeunes qui vivent dans des zones reculées, et Ericsson fournit l'accès à l’internet via le haut débit, de même que les ordinateurs et les téléphones mobiles, et d’autres technologies de l’information et de la communication, des médias sociaux, de même que les formations et les outils pour relier les enseignants et les étudiants grâce à l'initiative d'éducation planétaire intitulé Connect To Learn. Ericsson fournit également sur place des ressources en gestion de ce projet, la couverture Wi-Fi, et l’option informatique d’Ericsson qui permettent d’accéder aux programmes nécessaires. Convaincu que la connexion mobile est un outil favorable au renforcement et à la construction de la paix, Zain apporte son soutien avec l’une de ces 35 sentinelles haut débit mobile avec une capacité de 1GB par mois et par sentinelle. De plus, Sony Mobile fournira des cartes SIM pour les participants de ce programme.

Le Réseau Youth Peacemaker a commencé son déploiement initial en tenant sa première formation pour les jeunes femmes et hommes de Jonglei. La formation a eu lieu du 12 au 15 décembre 2012 au Bureau de l'UNESCO à Juba, et porte sur la résolution des conflits, le leadership, la paix et la construction de la communauté, et de médiation.

Au cours des deux prochaines années, ce programme sera élargi pour inclure les neuf autres Etats du Sud-Soudan et continuera à soutenir le développement des capacités des jeunes à long terme et à fournir les compétences d'encadrement ayant comme objectif de promouvoir l'apprentissage alternatif axé sur les compétences des jeunes.

Le programme au Sud-Soudan est une continuité du travail que Forest Whitaker réalise dans le nord de l'Ouganda, où il vient de terminer le lancement du Réseau Youth Peacemaker, et du projet intitulé l’Espoir du Nord, un campus de réhabilitation dans Masinde où les réfugiés, les orphelins et les anciens enfants soldats sont aidés à reconstruire leur vie grâce à l'éducation et à la formation professionnelle. Ce programme de trois ans a débuté avec une formation de trois jours dans le cadre de l’atelier Espoir du Nord regroupant ainsi les 30 jeunes âgés entre 15 et 25 ans qui ont été choisis parmi les différents districts de Gulu (nord de l'Ouganda, Kiryandongo, Pader, Oyam, Abim, Kitgum, Amuru, Agago, Bulisa et Wakiso) et qui ont participé aux formations portants sur la résolution des conflits, la réconciliation de même que les ateliers des technologies de l’information et de la communication  conduits par Forest Whitaker et d'autres experts en résolution du conflit du PeaceEarth et de l'équipe Ericsson.

Pour plus d'informations sur les projets et sur Forest Whitaker, cliquez ici.

Jean-Michel Jarre : musique pour l’éducation

Jean-Michel Jarre

Le musicien français Jean-Michel Jarre, Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO actuellement en tournée dans le nord et l’est de l’Europe, a annoncé le 9 octobre à Sofia son intention de donner un centime du prix de chaque billet de ses concerts pour l’éducation dans le monde.

« A partir de ce soir, j’offre un centime de chaque billet vendu pour les besoins de l'éducation », a-t-il annoncé lors de son concert au Palais de sports Arena Armeets de Sofia. « A partir de maintenant, je vais le faire pour le reste de ma vie, dans tous mes concerts et je vais encourager tous les collègues à faire de même », a ajouté le musicien. « Ce n’est rien du tout un centime pour un billet. Mais si on le multiplie par le nombre d’artistes, par le nombre de billets vendus pour les concerts, par le nombre de places de cinéma, pour les journaux aussi, les sports évidemment (...) le budget de l’éducation est réglé demain matin », a-t-il assuré.

D’après les chiffres les plus récents de l’UNESCO, dans le monde quelque 793 millions d’adultes ne possèdent pas les compétences de base en lecture et en écriture, ce qui signifie qu’un adulte sur cinq est analphabète ; 67,4 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et ils sont plus nombreux encore à fréquenter l’école de manière irrégulière ou à abandonner leurs études. Le dernier Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous, édité par l’UNESCO, signale qu’il faudrait 16 milliards de dollars par an d’ici 2015 pour atteindre l’éducation pour tous.  

Le concert de Jean-Michel Jarre à Sofia était la première escale d’une tournée qui l’amènera jusqu’au 20 novembre en Serbie, en Croatie, en Ukraine, en Fédération de Russie, en Lituanie, dans les pays scandinaves, en Allemagne, en République tchèque, en Pologne, en Autriche et en Suisse.

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