Le projet de prévention du VIH de l’UNESCO concernera 15 millions de jeunes Africains

UNESCO

Trente ans après l’apparition de l’épidémie et vingt ans après les premiers pas de la riposte mondiale contre le SIDA, les jeunes restent en première ligne de l’épidémie en termes d’infections, de vulnérabilité, d’impact et de potentiel de changement. Comme le souligne le Rapport de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale de SIDA 2012, les connaissances complètes et correctes sur le VIH ne sont pas encore acquises par le nombre de personnes souhaité.  

Généreusement financé  par l'Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI), ce nouveau projet a pour objectif d’améliorer la santé sexuelle et génésique des jeunes d’Afrique orientale et australe en renforçant la qualité et le contenu de l’éducation sexuelle dispensée dans les écoles.  

D’un montant de 45 800 000 Couronnes suédoises, soit environ 7 millions de dollars US, ce projet régional de trois ans est focalisé sur le renforcement des capacités du secteur de l’éducation afin de mettre en œuvre l’éducation sexuelle dans six pays : le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, l’Ouganda, la Tanzanie et la Zambie. Dix pays supplémentaires de la même région bénéficieront également du renforcement régional des capacités et du partage des enseignements. Le projet s’attachera à combler les lacunes en matière d’éducation sexuelle en veillant à susciter un plus grand engagement politique dans ce domaine et en soutenant l’examen et la révision des programmes afin de s’assurer qu’ils satisfont aux normes internationales et qu’ils répondent aux besoins réels des jeunes dans chacun des pays. L’UNESCO focalisera également ses efforts sur l’amélioration de la formation des enseignants afin qu’ils se sentent en confiance et qu’ils disposent des informations et des compétences pédagogiques appropriées pour enseigner cette matière sensible, mais fondamentale. Le projet devrait concerner environ 15 millions d’apprenants : 11 522 922 élèves dans le primaire et 3 720 030 d’élèves dans le secondaire.  

« Nous sommes heureux d’avoir établi ce partenariat avec l’ASDI sur ce sujet sensible et nous sommes très reconnaissants pour ce soutien généreux. Les jeunes ont droit à des informations complètes et exactes sur la santé sexuelle et génésique et les droits, et nous avons l’intention de nous assurer que ces connaissances, ainsi que les compétences dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées, vont se développer grâce à un accès à une éducation sexuelle complète et de grande qualité, faisant évoluer favorablement les inégalités de genre, enrichie d’éléments probants et adaptée à l’âge et à la culture des apprenants. »

Patricia Machawira, Conseillère régionale en matière de SIDA pour l’Afrique orientale et australe

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